church bar

Être lesbienne à Atlanta

La vie lesbienne à Atlanta

Et bien, c’est comme partout… mais en mieux que pas mal d’endroits où je suis allée. Pourquoi ?

Premièrement, il faut être fan de vélo pour apprécier ce point, mais tous les dimanches en fin de journée, c’est atelier “Ladies, Trans, and Gender Queer Nite” chez Sopo Bike. Le principe est simple : un atelier avec tous les outils pour s’occuper de son vélo et une ou deux personnes pour donner un coup de main et vous aider à changer une roue, régler les freins, ajouter un porte-bouteille, et j’en passe. Mais ça, c’est déjà ce que j’ai fait, en un soir ! J’y ai aussi acheté un vélo à 25 dollars (bon pas très neuf comme vous l’avez deviné), ce qui m’a permis de me déplacer facilement dans cette ville. Trop bien.

Deuxièmement, et si ce premier point ne vous a pas fait rêver, passez directement au troisième, rdv queer sport avec un atelier de mouvements de musculation dans un parc et autres sports qui se pratiquent à 30 degrés à l’ombre avec pas mal d’humidité dans l’air.

Troisièmement, surtout le deuxième dimanche du mois à Church, ancien magasin reconverti en bar iconoclaste des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence avec des tableaux et des citations blasphématoires, des spectacles de drag-queens, une table de ping-pong et des fléchettes à l’étage, sans compter une terrasse très agréable avec de grands bancs, un peu esprit troisième lieu (paix à son âme). Sangria, fireball (shots de whisky à la cannelle et au tabasco) et une autre boisson du Sud des Etats-Unis, whisky et limonade au gingembre (enfin c’est ce que j’ai cru comprendre) au comptoir.

Deuxième partie de soirée possible au joystick, bar de jeux vidéos (oui, oui) très queer-friendly avec, quand j’ai eu la chance d’y aller, un très bon DJ. On a dansé jusqu’à 2h du mat avec des hétéros, des homos, des lesbiennes, des blancs, des noirs, des asiatiques, des Américains d’ici et d’ailleurs. Très bon esprit. Et pour l’anecdote, la devanture du bar Church a été vandalisée récemment, les Sœurs y ont lancé une grande soirée dans les décombres !

Quatrièmement, la meilleure librairie féministe indépendante que j’ai vue (et je suis allée à San Francisco et à Los Angeles), et la plus ancienne des Etats-Unis, Charis bookstore, dans le quartier un peu hippy d’Atlanta, Little 5 points. On y trouve plein de bouquins neufs et d’occasion, des pisse-debout et du miel d’Ollly qui y travaille et a deux ruches à 150 mètres de là dans sa maison avec panneaux solaires et potager. Il y avait toute une section sur le poly-amour même si ce n’est pas trop à la mode là-bas. Des conférences bien sûr. J’en ai vu une sur une auteure noire qui parlait de son enfance dans une petite ville du Sud organisée par le mouvement féministe Crunk.


Cinquièmement, et ce n’est pas spécifiquement lesbien, mais il y a d’excellents bars à jus où tu peux discuter avec de jolies vendeuses et boire ton multimax avec du Kale, du concombre et des épinards ou un jus fraichement pressé, ananas, mangue et gingembre. C’est Arden’s garden. J’y ai d’ailleurs discuté avec une talentueuse chanteuse.

Sixième et dernièrement, et je finis par le meilleur, le bar, My Sister’s Room, LE bar lesbien de la ville, dans East Atlanta, le quartier en devenir, tout près de Mary’s , le bar des fairies (des fées avec de la barbe). Soirées karaoké, stand-up comedy ou shows de dudes, bonne ambiance. Et comme on est aux US, une salle adjacente à la piste de danse où tu peux jouer au billard gratos (bon moyen de rencontrer du monde). Un autrebar “10th and Piedmont” accueille aussi des soirées lesbiennes le premier vendredi de chaque mois. Plus primanotte que Wet for me, quoique… Bref,

Sans parler de toutes les soirées privées dans les immenses maisons de ces Etats-Unis du Sud où beaucoup vivent en coloc. C’est surtout là que ça se passe, comme partout me direz-vous ?

Pour plus d’infos, un très bon site Project Q Atlanta

Axelle Stéphane
http://www.axellestephane.fr/

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