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Découverte de la semaine : Joyce Muniz

Imaginez une plage de sable blanc. Sao Paolo. Son soleil éclatant. Puis, au loin une vague un peu trop forte. Et devant la fascination du danger, agenouillez-vous, et laissez-vous ensevelir. Parce qu’il n’y a pas d’issue à ce genre de danger. Alors on se plie, pour un plaisir à couches multiples. Joyce Muniz c’est un peu ça… un plaisir esthétique, sensuel et violent. Découverte.

Avec Joyce Muniz, difficile de mieux entamer l’été. Car si elle est une des djettes les plus hot du moment, elle est aussi une des leadeuses de ce que l’on pourrait appeler “la deep house tropicale”.

Alors oui, évidemment, c’est un peu cliché, une brésilienne basée à Vienne qui insère dans sa musique des beats tropicaux. Mais c’est qu’il faut fuir toute utilisation imprudente du mot “tropical”. Car ici, nous ne vous vendons pas du Vendetta, du Guetta ou du Sinclar -qui ont, jusqu’à preuve du contraire, tout fait pour nous faire penser, à tort, que le “tropical”, c’était pour les beaufs.

Non, nous n’essayons pas non plus de vous vendre le tube de l’été. Mais il est certain, que le set de Joyce Muniz est sans aucun doute une des sensations du mois de juillet, et la meilleure manière de faire tenir le soleil. Pourquoi ? Parce que. Née à Sao Paolo en 1983, Joyce Muniz débarque en Europe, à Vienne, au milieu des années 1990. Trêve de clichés. Soyons sérieux. L’Autriche, ce n’est pas que le classique et la musique folklo. À l’époque, Peter Kruder fait rage. Et les clubs européens ne se lassent pas du Downbeat de Richard Dorfmeister. Vienne, à l’époque, c’est aussi le Volksgarten, club où débutent les futurs grands dj autrichiens et où s’exercent les déjà (très) grands de la scène électro internationale. Petite pouce fraîche emportée par ce tourbillon musical naissant, Joyce Muniz donne son premier set à l’âge de … 16 ans.

Puis fusent les collaborations. Mais c’est avec Shanti Roots que la jeune brésilienne fait ses armes et prendra son envol. En 2006, en collaboration avec Stereotyp, Muniz lance la première compilation Funk Mundial et prouve que les brésiliens aussi savent faire de l’électro. Fin 2010, un premier single voit le jour chez Exploited (Shir Khan). Party Over Here. Maîtrisé, ce premier opus est une perle de deep house dégoulinante de sueur. Et à l’époque, clubbeurs avertis, journalistes et autres djs saluent cette jeunes djettes atypique venue du chaud. Suit Bedstories, petite bombe qui gagne les faveurs de Cosmin TRG et Mr. Ho pour des remix décapants.

Arrive Pulp Fiction, qui signe son premier vrai tube, Morning Love. Et qui retrouve-t-on sur Morning Love ? La voix du grand jazzman autrichien Louis Austen, rien que ça. En 2012, Joyce Muniz sort Drop In Pleasure. Comme un aboutissement, Drop In Pleasure, offre une house plus exaltée que jamais. Car la musique de Joyce Muniz a ce petit quelque chose de sauvage qui teinte la profondeur de ses beats d’un esthétisme exotique, quasi utopique. Alors concrètement, soyons sérieux, une dernière fois, avant de tout oublier. Il n’est pas nécessaire de vous demander où vous vous trouverez le 13 juillet prochain. Car la Wet For Me n’attend que vous pour que l’été soit chaud, dégoulinant, et plus exalté que jamais. Bem vindo Joyce Muniz !


Adeline

 

One Comment

  1. timide says:

    excellente qualité audio ! dans tous mes appareils où l’audio sort, ces compos sont parfaitement bien mixées ! c’est à cela qu’on reconnait les super djs et djettes !

    j’écoute joyce muniz. merci adeline, sans toi, ma playlist serait une … misère !!! ;-)

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