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Splendeurs et misères du couple libre

Même si l’expression «couple libre » ne me satisfait pas totalement, elle me semble un parfait tremplin à ma réflexion sur le sujet de ce dimanche. Insatisfaction parce que les mots « couple » et « libre » ne vont pas forcément de paire dans l’inconscient collectif, ni même dans mon inconscient à moi.

Aujourd’hui, ce sont des couples non exclusifs dont je vais vous parler . Il y a autant de manière d’être en couple (exclusif, libre, poly) que de personnes en couple, chaque couple ayant sa propre dynamique et ses propres règles et je ne saurai ici étayer toutes les règles, toutes les pratiques. Cependant, je vais tacher, en m’appuyant sur vos témoignages, de dégager les motivations qui vous poussent à vous définir en tant que couple libre.

ROMEO + JULIETTE

Cela prend du temps parfois : plusieurs années de relations amoureuses pour se rendre compte que l’exclusivité ne vous comble pas. Si aimer est un sentiment qui va vers l’Autre, et que posséder consiste à ramener ce sentiment vers Soi, alors l’amour exclusif tourne en rond, non ?

Le sentiment amoureux est-il possessif par essence ? Ne serions-nous pas plutôt prisonniers de plusieurs siècles de culture du « toi-et-moi-pour-toujours» ayant érigé la notion de couple en condition sine qua non de notre épanouissement amoureux ?

Selon le chercheur Louis George Tin, le couple est depuis le 13e siècle* un binôme régit par des règles implicites et explicites de fidélité sexuelle et amoureuse. Le 13e siècle fait basculer nos sociétés de l’homosociabilité (s’appuyant sur le code de la chevalerie) à la culture de l’hétérosexualité amoureuse dont le couple homme-femme est le pilier et l’amour courtois le modèle.

Si cette culture de l’amour a débarqué en Occident il y a de ça huit siècles, il serait possible, non pas d’inverser la donne mais de déconstruire son schéma au-delà de notre pensée, nos émotions. Chose ardue, certes, mais concevable.

Je doute que tout le monde soit capable ou ait envie de foudre le bordel dans ses certitudes amoureuses. Pour autant, si de nombreuses personnes commencent à nouveau à remettre en cause cette idée d’exclusivité sexuelle, cela veut dire que nous serions, dans l’absolu, tous et toutes capables de le faire. Nina, 27 ans, a longtemps vécu des relations exclusives qui ne la comblaient pas :

“J’avais l’impression que chaque relation me coupait du monde et de ses possibles. C’était comme si je passais à côté d’une foule d’opportunités, de rencontres, de liens. Depuis j’explique toujours à mes nouvelles amoureuses que je suis partisane d’un modèle de couple “ouvert”. Je préfère dire “ouvert” que “libre”. Le tout c’est que la liberté ne doit pas entamer la confiance. Si je sens que je vrille, je m’arrête.”

LIBERTÉ CHÉRIE

Alors, en couple libre, comment est-ce que ça se passe ? Parmi les témoignages que j’ai pu acquérir, j’ai remarqué que les règles variaient d’un couple à l’autre. Quand certains couples se racontent leurs aventures sexuelles, d’autres y voient quelque chose de personnel, relatif à leur épanouissement propre et qui ne rentre pas dans le cadre du couple. A chaque personne et à chaque couple de gérer ces variables. Aussi, certains couples s’imposent de ne pas coucher avec la même personne plus d’une fois, alors que cela importe peu à d’autres.

La plupart des personnes qui m’ont répondu ont mis quelques années à mettre en pratique la non-exclusivité sexuelle. On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, et il est parfois difficile au tout début de sa vie amoureuse d’imposer à l’Autre la liberté sexuelle hors du couple, sans le vexer ou le heurter.

Souvent, c’est après quelques années d’échec de nos relations exclusives que nous en venons à assumer enfin que cette « fidélité » sexuelle nous échappe totalement. Parce que rien n’existe par nature et encore moins le couple exclusif, l’idée de posseder le corps de l’autre est loin d’être un universel.

Pour certaines personnes, la vie sexuelle hors du couple est impensable, mais qu’en est-il des personnes qui pratiquent le couple libre ? Marine, 32 ans, la fidélité n’est pas synonyme de bonheur amoureux :

” Ma petite-amie ne m’appartient pas, je suis avec elle, elle n’est pas à moi. L’idée de possession qui découle de l’exclusivité amoureuse et de la fidélité m’oppresse. Je veux qu’elle puisse vivre des expériences en dehors de moi, qu’on ait chacune notre espace d’expérimentation en dehors du cocon que l’on s’est crée. “

LE COUPLE LIBRE SUR LA TOILE

De nombreux sites internet colportent les idées reçues les plus retrogrades sur les couples libres : sur le site Canalvie.com, les personnes qui ne souhaitent pas être exclusives sont décrites comme «d’ éternels adolescents qui ont envie de s’amuser », mieux encore, des personnes fragiles qui ont « souvent une crainte de l’engagement plein et entier ».

Aux raisons énumérées pour justifier ce choix difficile : la distance physique, la frustration sexuelle dans le couple ou encore un métier qui prend trop de place. Rien n’est dit sur la réflexion toute simple que le couple n’est pas forcement un lieu on l’on possède le corps de l’Autre. Rien n’est dit non plus sur l’épanouissement personnel de chaque partenaire en dehors du couple.

Dans nos sociétés, l’épanouissement sexuel se fait dans le cadre du couple. On peut partager nos passions intellectuelles avec d’autres, nos engaments politiques profonds et même de la tendresse, mais la sexualité est à part, et reste dans le cadre du couple. Aujourd’hui, et malgré cette révolution sexuelle qui s’est épanouie depuis en France, la sexualité est intime et ne se partage pas avec d’autres personnes que celle que l’on aime.

Moi, c’est de cette pensée là que je souhaitais parler. L’aberration, je la situe ici : l’appropriation du corps de l’autre, et de manière implicite et hors du cadre du jeu sexuel.

Je sais évidemment que nous sommes peu à penser cela, et je ne souhaite pas juger les personnes pour qui le couple libre est une extravagance. Mais le couple d’« Amour-avec-un-grand-A-pour-la-vie»est un concept récent, sujet aux transformations de la société. Il est en constante évolution, et il serait bien dommage de ne pas remettre en question de manière plus générale l’idée du couple exclusif tout court. Ne serait-ce que pour apaiser les tensions, amoureuses ou pas.

 

*L’invention de la culture hétérosexuelle de Louis-Georges Tin (ed. Autrement, 2008)

 

Sarah

 

Sarah

Sarah ne parle plus trop de cul ni d'amour d'ailleurs mais ses passions demeurent : féminisme, antispécisme, santé mentale et gingembre.

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28 Comments

  1. ju says:

    PRESIDENTE PRESIDENTE !

  2. Cheddad Lydia says:

    Sarah: ton article est très juste. Ma réflexion sur le sujet est semblable à la tienne.. beaucoup ne comprennent pas ou ne cherche pas à se libérer de leurs certitudes. Pour beaucoup aussi couple signifie: enfants, donc famille, donc 2 parents et rien d’autres autour. On est prisonniers même de l’amour .. c’est dommage. Je prône le couple libre ou ouvert qui à mon sens est plus apte à tenir sur le long terme et surtout est plus réaliste.

  3. timide says:

    … y a qu’moi qu’ça excite ou bien ? … y a que moi à le dire là ? :-O

  4. Martin says:

    Superbe article Sarah. Comme toujours, ça donne à méditer…

  5. Scat Cat says:

    Sarah, ton article est réellement intéressant et fin dans sa réflexion. L’aspect positif qui pour moi ressort le plus d’un “couple libre”, est cette idée de faire perdurer l’épanouissement, à l’intérieur et à l’extérieur du couple. Ce double jeu est primordial. Cependant dans l’application, il reste un point que je sais pour moi être très difficile à surmonter: Cette liberté de chacun résonne pour moi comme un risque, le risque de voir à tout moment l’autre partir pour quelque chose ou quelqu’un d’autre. Cela me semble beaucoup plus fort que dans un couple exclusif. Je sais que cette peur va de paire avec l’idée de possession de l’autre, donc ça ne me plait pas, mais elle reste présente. As-tu des témoignages à ce sujet?

  6. Sarah says:

    Merci : ) ravie que l’article vous plaise!

    @Scat Cat: je vais parler du point de vue de mon expérience, mais il me semble pas moi qu’il y ait un risque plus fort à voir partir son/sa partenaire pour une personne quand on est en couple ouvert plutôt qu’exclusif. Je parle de mon cas précis, mais devoir résister à certaines tentations peut parfois rendre l’objet de ce désir beaucoup plus attrayant qu’il en a l’air.
    Ensuite, je pense que le degré de risque de voir partir qqunE est similaire peu importe le couple. je pense que ça varie vraiment selon les personnes elles-mêmes, le couple, la confiance. Je pense qu’il y a beaucoup trop de critères voire de non-critères qui rentrent en compte dans une relation amoureuse.
    En ce qui concerne la possessivité, je sais que c’est difficile de sortir de ce sentiment de possessivité, de dépasser cet état émotionnel qui en amour veut qu’on souhaite avoir l’autre tout pour soi, pendant un moment (car ça dure peu selon moi). Parfois, on a l’impression que la passion équivaut à la fusion alors que pour moi ce sont deux choses vraiment différentes.

    Mais ça demande un travail de confiance, de remise en question et bcp de communication, et je pense que quand ce travail là est fait, il y a vraiment un travail sur la relation qui est selon moi admirable, même si ardue, j’en conviens.

    Mais il faut juste essayer de sortir non seulement de la tête mais des tripes aussi (et du coeur) que l’autre ne nous appartient pas: ni sexuellement, ni tendrement, ni amoureusement (mais je ferai un article plus tard sur la forme poly du couple).

    Je pense que remettre en question l’idée que l’amour passionnel, l’amour aille automatiquement avec la possessivité, l’exclusivité est pas si difficile intellectuellement, mais l’est émotionnellement.

    c’est flippant, un peu, je l’avoue, surtout quand on commence à mettre les pieds dedans et à se retourner les tripes dans tous les sens. Mais je pense que sur le long terme, c’est vraiment bénéfique.

    après, il y a des couples qui seront heureux et amoureux toute leur vie pendant 40 ans.
    Mais moi j’y crois pas de manière générale et encore moins pour moi : )

    Donc je n’ai pas de témoignages sous la main là à ce sujet mais si tu laisse ton facebook ou ton adresse mail à Barbieturix, on peut en parler.
    :)

  7. timide says:

    euh ! mais … pourquoi vous avez des avatars @sarah-barb(i)eturix et pas nous ? :-)

  8. Tomate Verte says:

    Hey timide, tu fais un peu la mouche du coche ?

  9. Sarah says:

    @timide: c’est un compte wordpress perso.

  10. timide says:

    @Tomate Verte

    oui, bah, la mouche du coche, elle est toujours plus littéraire que la mouche à merde hein !
    je sais choisir mes rôles, mÔA !!! :-)

    @Sarah,

    ah bon ! bon.

  11. slash says:

    Vraiment intéressant.

    Pour ma part, j’adhère totalement au principe “l’autre ne m’appartient pas”, mais ça ne m’empêche pas d’espérer très fort que l’autre n’aura pas envie d’aller voir ailleurs :D

    Plus sérieusement, je pense qu’atteindre l’état de confiance (en soi, en l’autre, en le couple) qui permet ce genre de relation est vraiment un bel idéal. Et ça demande du travail.

  12. timide says:

    bon, maintenant qu’An Si nous a bien fait part du cynisme autour de la personne de béatrice bourges dans le dernier article box, et que caroline fourest s’occupe de chroniquer ses analyses sur l’extrême droite à france cutlure (https://www.facebook.com/pages/Caroline-Fourest/156649203369?hc_location=stream), je vais pouvoir me lancer.

    ce qui m’interpelle dans ton article sarah, c’est la façon dont tu ficelles ton article pour finalement par quelques contorsions mentales justifier le pourquoi du comment qui te poses problème, c-à-dire : la notion d’aberration ! j’avoue que je ne comprends pas.

    avant tout, je tiens à dire que j’adore ton audace qui est réellement vraiment stimulante en premier lieu !
    cependant, ça ne va pas assez profond (si j’ose). et je demeure curieuse de comprendre pourquoi tu dogmatises le couple par le seul prisme de l’appropriation du corps de l’autre ?

    de plus, fais-tu oeuvrer ta réflexion dans le cadre de l’égalité des couples homo-hétéro ? marié-divorcé ? lesbien-gay ? ça ne me semble pas assez clair, trop hasardeux même pour servir de socle d’inspiration et difficile à discuter en longueur d’ondes. si tu voulais bien m’éclairer sur ce sujet. merci.

    car personnellement, je n’ai pas l’expérience du couple libre. peut-être est-ce la raison pour laquelle ton article me semble à peu près … inaccessible.

  13. Sarah says:

    @timide: haha timide, je vois que tu saisis un peu mon style: je nuance tout l’article et je réussis à caser un truc qui veut dire “chacunE fait ce qu’il/elle veut et vous n’êtes pas obligéE de penser comme moi mais quand même je sais que je pense bien”… Bon j’exagère hein!

    Quand je parle aberration, je parle vraiment de mon point de vue, avec mon expérience qu’il est pour moins aberrant que notre corps appartienne à l’autre dans le cadre du couple. Et évidemment qu’il appartient à l’autre dans le cadre du couple exclusif. Dans la mesure où de manière implicite l’exclusivité sexuelle s’installe, notre corps appartient au couple, je veux dire, notre corps dans le cadre sexuel.

    Sinon, si je parle de l’appropriation du corps ici, c’est parce que c’est le sujet ici, mais évidemment, je ne réduis pas le couple tout court au corps, à son appropriation ou à sa liberté d’aller et venir. et AU CONTRAIRE par cet article, je souhaite faire l’inverse de dogmatiser le couple en proposant d’autre manières de le voir que le couple “amour-toujours-pendant-50-ans”. Parce qu’il est là le dogme dans notre société aujourd’hui. Depuis huit siècles, on a cette culture de l’amour avec un grand A, un seul grand amour, pour la vie, avec enfants chiens et chats et qu’il est difficile d’échapper à ce dogme là justement.

    “de plus, fais-tu oeuvrer ta réflexion dans le cadre de l’égalité des couples homo-hétéro ? marié-divorcé ? lesbien-gay ? ça ne me semble pas assez clair, trop hasardeux même pour servir de socle d’inspiration et difficile à discuter en longueur d’ondes. si tu voulais bien m’éclairer sur ce sujet. merci.”

    par contre, je ne sais pas trop ce que tu veux dire là? Peux tu toi aussi m’éclairer, ta question n’est pas claire.

    de ce que j’en crois lire en tout cas, c’est que là, même si les témoignages que ‘jai eu me l’ont été par des meufs gouines et bies, je pense que mon article s’étend à tout le monde. Y’a pas de genre, de sexe ou d’orientation dans ces questions de couples.

    Donc je veux bien que tu m’éclaires sur ta question pour que je puisse te répondre, merci.

  14. timide says:

    wouaw ! @Sarah, c’est incroyable comment on a des approches de pensées qui sont à des années lumière l’une de l’autre !

    ça m’fascine. :-)

    je comprends (je crois que c’est ponctuel malheureusement), mais, je comprends bien ce que tu écris parce que je suis dans votre sphère de pensée.

    de plus, je n’avais pas bien saisi la fonction de la sexualité dans votre “univers”. maintenant, c’est plus clair et je trouve même totalement pertinent cette façon de parler du couple. c’est très intéressant.

    sinon, j’ai envie de dire que je me sens un peu con avec mes questions car, elles ne sont pas du tout relatives à ce que tu expliques. j’avoue, c’est une découverte surprenante.

    voilà, donc, du coup, à force de te lire, je me rends compte, que même moi, je ne suis plus, à l’instant où je t’écris à l’endroit exact (dans l’esprit) où je t’ai posé ces questions ? et donc, je peux pas t’éclairer, là, tout de suite, je n’arrive plus à saisir l’endroit où j’ai formulé cette pensée.

    dingue hein !?! :-)

    donc, je te remercie très sincèrement d’avoir répondu à mon commentaire qui me laisse finalement perplexe après ton explication.

    si je reviens à moi-même (enfin, à ce que je crois être moi-même, à priori, je me mets à douter), je ne manquerais pas de t’en faire part (sans mariage heu heu) !

  15. Tomate Verte says:

    Je n’ai pas lu LG Tin et j’ignore donc quel est encore l’impact de l’amour courtois dans notre société. Mais j’avais plutôt l’impression que nous sommes les héritiers de deux courants plus récents : l’amour romantique et l’amour bourgeois. L’amour romantique (depuis 200 ans) met sur un piédestal l’amour passionnel, éphémère par principe, transgressif, exclusif, et voué à l’échec (jusqu’au suicide : de Werther à Belle du seigneur). Nous avons toutes rêvé adolescentes sur Madame Bovary ou Julien Sorel, non ? En opposition, il y a l’amour bourgeois dont le centre n’est pas l’amour mais l’alliance sociale (en vue de la filiation et de la transmission des biens et du capital). L’amour bourgeois a le droit d’être infidèle à condition que l’adultère soit discret (image publique) et qu’il n’y ait pas de bâtard qui puisse interférer dans les successions. Je crois que notre époque cherche à concilier la passion romantique avec la stabilité et la sécurité bourgeoise (le mariage à tout prix !), auxquels s’ajoute encore la libération sexuelle des années 60-70 ! ce sont des modèles antinomiques : ratage assuré !
    ah oui, j’oubliais les contes du 19e s. : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… Un mélange d’amour et de stabilité.
    en tous cas, se pencher sur l’histoire est une très bonne chose car on peut comprendre et déconstruire nos schémas préfabriqués et rechercher quelque chose d’authentique qui correspondent à nos besoins (plus qu’à nos envies qui peuvent être culturellement construites).
    Je conseille la lecture de Michel Foucault “La volonté de savoir” : vous ne baiserez plus jamais pareil !!
    merci Sarah pour ta réflexion.

  16. Sarah says:

    @timide: J’ai souri en lisant ton message. : )

    L’idée – ici dans cet article- était -je crois- non pas d’affirmer quelque chose, mais vraiment d’interroger, de vous interroger aussi avec mes questionnements, ou ces questionnements qui sont de plus en plus clairs dans ma tête.

    Je souris parce que tu ne sais plus qui tu es, bah ouai c’est normal! “Je pense, donc je suis”, mais tu ne sais plus ce que tu penses, tu ne sais donc plus qui tu es ? ;)
    Ca m’arrive très souvent de ne plus vraiment savoir ce que je pense, en fait, c’est un état constant, et fatiguant, mais enrichissant, épanouissant à sa manière.

    Donc tu ne sais plus exactement ce que tu me disais en me posant tes questions. Je ne crois pas non plus que nous sommes à des années lumières, puisque finalement mon article et mes commentaires ont atteint une part de leur objectif -si tant est il y en est un- c’est à dire: interroger, interroger vraiment. : )

    Si tu reviens à toi-même ou à ce que tu crois être toi-même. Oui, reviens!

    @tomate verte: TOTALEMENT oui: l’Histoire et l’anthropologie également nous aide vraiment à éclairer et notre époque et notre société là en Occident, en France, en 2013.
    Parce que rien n’est stable, tout change, constamment: les règles, l’organisation sociale, l’environnement culturel, tout change tout le temps. les symboles aussi, donc forcément, si rien n’est immuable, alors cela veut dire que l’on peut tout faire bouger: excitant mais flippant!

    Et je suis d’accord avec toi. on est à une époque où l’on veut concilier amour-toujours avec amour passionné. Certaines personnes voudraient qu’une seule et même personne suscite en elles l’amour passionné, passionnel, le désir passionné, passionnel, l’amour d’amour toujours, l’amour amoureux, la complicité, tout ça. Sauf qu’une seule personne ne peut pas susciter TOUT ça en nous. Enfin, personnellement, si ça m’est arrivé un jour, ça n’a jamais duré plus de trois mois cet état là. Et encore, je crois qu’il y a toujours un “sentiment” qui prend le pas sur un autre. Soit la complicité, soit la passion amoureux, soit la passion sexuelle. Mais c’est personnel ça. bref.

    Mais sinon, si on tient absolument à avoir une vie “stable” avec une autre personne, je pense qu’il faut accepter qu’une personne soit là pour telle raison et une autre pour telle raison, s’il y en a une, dans notre vie, ou de passage.

    Après, on peut être stable seulE, on peut aimer plusieurs personnes, de manières différentes etc. avoir des enfants avec l’unE si on en veut.

    merci pour “La volonté de savoir”, il me semble déjà l’avoir je vais le lire, ta phrase après le titre m’a donné envie de le lire. je ne baiserai donc plus jamais? de la même façon : )

  17. timide says:

    @timide,

    moi, j’adore faire sourire les filles … :-)

  18. ally says:

    C’est déjà assez compliqué avec une nana alors avec plusieurs !? ;-)

  19. timide says:

    @ally,

    mais non ! l’amour avec les nanas, c’est un peu comme le jonglage vois-tu !

    tu commences avec deux mandarines (ou deux ce qu’tu veux hein), puis très vite, tu vas te rendre compte que ça sert à rien de jongler avec deux, donc, du coup, si t’es un peu dégourdiE, curieusement, tu passes à trois.

    après euh, une fois qu’t'es à l’aise, tu cumules quoi ! et tant qu’tu gagnes … tu continues à jouer ! tu vois un peu, hé !?! :-) c’est simple comme bonjour (ou au revoir au choix.)

  20. timide says:

    cela dit,

    @Sarah,

    revenons à nos moutons, aux choses sérieuses qui nous intéressent. je pointe deux choses nouvelles qui me viennent à l’esprit (désolée, “je suis un peu kéblo” sur “ton style” ;-) ).

    j’ai remarqué que dans ton article tu mélanges l’idée de “couple libre” qui couche comme il veut et celle du “couple fmr” … c’est pas du tout la même chose. donc, en faite, tu cumules ? (c’est presque une invitation déguisée, moi, j’lis ça comme ça mais bon.)

    deuxièmement, j’adore être séduite mais … mais … mais … je ne suis pas fille facile à tous les étages donc :

    je n’ai nullement voulu prétendre que je ne savais plus qui je suis et donc ce que je pense (ça ça m’est arrivé deux fois dans ma vie quand j’avais moins de 25 ans.

    non, je t’explique qu’à force de fréquenter bbx/yagg/têtu et tout et tout “le tralala militants soussous”, en te lisant, j’en arrive à ne plus reconnaître l’endroit où ma pensée à pris racine pour motiver mes questions.

    alors, je dis rien pour faire plaisir, mais au fond, le problème n’est pas résolu : nous ne partageons rien ! :-O

    est-ce le but recherché ? moi, tourner en rond ? et toi, comme un poisson dans l’eau (du bocal) ?

    @ally,

    mais cela dit, les mandarines, c’set un peu comme les nanas, s’il y en a plusieurs, il s’agira de ne pas les faire tomber, hein. ;-)

  21. Sarah says:

    @timide: où vois tu que je mélange le couple libre avec le couple éphémère. Nulle part il me semble évoquer le couple éphémère ou en tout cas de cette façon. et au contraire d’ailleurs, le couple libre ne se veut pas forcément de courte durée, enfin, je doute que ce soit le but, justement.

    Et ce n’est pas grave si nous ne partageons pas le même point de vue ou les mêmes expériences.

    Ce qui est intéressant, c’est qu’il n’y a pas de débat, vraiment, à avoir parce que nous avons toutes et tous nos façons de faire. Le truc c’est qu’il faut bien se mettre dans la tête que tout cela est culturelle et dans la mesure ou ça a été construit, cela peut se déconstruire, plus ou moins facilement.

    Bon je ne comprends pas trop les liens que tu fais dans ton commentaire, c’est un peu wow, trop d’infos sans relation vraiment ;)

  22. Sarah says:

    @ally

    Ce qui est compliqué avec UNE nana c’est que justement elle nous interdise d’en voir plusieurs ;)

  23. timide says:

    @Sarah,

    j’avais cru trouver l’aspect éphémère dans un de tes commentaires, (mais je ne vais pas relire, ni m’expliquer).

    je ne peux que te laisser le dernier mot sur ce sujet que tu sembles très bien maîtriser et qui me renvoie bêtement à une forme d’égocentrisme dans le néant finalement.

    #Ilovebarbi(e)turix.com

  24. audren says:

    Article très juste, y compris du point de vue d’un mari hétéro. Je crois que notre culture du couple cache sous un fard d’amour à la Roméo et Juliette des tonnes de possessivité et de jalousie parfaitement archaïques.
    La plupart des couples libres naissent après une crise d’infidélité – ce fut notre cas – mais notre milieu culturel nous donne très peu d’outils conceptuels pour envisager autre chose que la séparation immédiate avec pertes et fracas. Donc merci de faire entendre cet autre son de cloche qui peut permettre à des couples de se poser d’autres questions.
    Peut-être qu’un jour on pourra dire “j’aimerais bien flirter avec la voisine” sans que l’autre entende : “je ne t’aime plus / je te veux du mal / je veux te quitter / je ne suis plus bien avec toi / tu ne m’apportes pas ce dont j’ai besoin” – mais qu’elle entende simplement “j’aimerais bien flirter avec la voisine”.
    Pour celles et ceux qui veulent en lire davantage sur le polyamour et le couple libre, je développe la question en long en large et en travers sur mon blog joliment illustré.

  25. Oulalaah says:

    Timide, ton pseudo même démontre les blocages de ton esprit. En effet, Sarah ne voit pas les choses comme toi, grand bien lui fasse. Restes ancré dans tes croyances qui ne feront qu’accroître une frustration déjà bien perceptible dans tes mots, continues de juger autrui, tu cours vers le bonheur ! krkrkr

  26. Charles says:

    Bonjour à tous,

    Étant journaliste pour différentes émissions TV, et en pleine élaboration d’un nouveau programme , je recherche des personnes en COUPLE LIBRE !
    Cette émission vise à mettre en lumière différents couples avec différentes façon de s’aimer , et de fonctionner, sur fond de jeu d’aventure dans un cadre paradisiaque ( CECI N’EST PAS UNE TÉLÉ RÉALITÉ).
    Vous pouvez me joindre par mail ou par téléphone pour en parler, ou m’envoyer vos photos (portrait, plein pied, seul(e) et en couple avec vos infos personnelles à charles.df13@gmail.com ou au 01 70 92 26 91.

    Charles

  27. exca says:

    Merci pour cet article qui me correspond parfaitement. Après une grosse remise en question pas encore 30 ans, marié 2 enfants un achat de maison bref tout pour être heureuse et pourtant pas heureuse, lui non plus d’ailleurs. C’est ce dont parler à mon mari ce soir et ton article m’aide vraiment à trouver les mots pour le faire.

  28. sunrise says:

    Bon, j’ai bien lu l’article, les commentaires, et je me trouve pour la première fois dans une situation bizarre, à vrai dire, je suis un homme libre, je vis seul etje suis heureux, cherchant toujours une femme qui me comble, pour moi l’amour du cinéma qui dur 2h30 au maximum, me convient pour deux jour, voir deux mois puis ça s’efface, pour moi l’amour est le coeur va vers quelqu’un puis le cerveau suit ou il suit pas et c’est fini.. triste pour quelque semaine, à faire la fete et me libérer en rencontrant des autres femmes, alors en ce moment je m’intéresse à une fille qui est à la base exclusive mais elle a envie de ne pas etre exclusive avec moi.. en me disant qu’elle est amoureuse mais pas vraiment folle de moi.. bon.. pour elle, elle disent plein des choses comme vous et plus convaincant.. mais pour moi, ce n’est que parce que elle n’a pas envie de se trouver seul, il y aura toujours moi qu’il va l’entretenir et qui restera la toujours, jusqu’elle trouvera son bonheur, ou pas.. je n’ai pas refusé cette relation, mais je ne peut pas l’appeler couple ( ouvert ou libre ) ce n’est pas un couple de tout.. pour le simple bon raison scientifique si on decide d’avoir un enfant.. ( ceux qui connaissent un peu dans la génétique, le role du père pendant la grosses et aprés) ça sera obligatoirement pour le bien des enfants qu’elle reste exclusive pour au moins 3 ans.. à me voir prendre mes pied un peu partout.. mais enfin, ça reste toujours honnête de dire qu’elle n’est pas assez folle de moi pour rester exclusive, ça sous entend que je suis à la recherche de quelqu’un avec qui je pourrai etre folle d’amour, c’est à dire, dés qu’elle le rencontre, je deviens peut etre qu’un amant, celui qui rempli le vide aprés que la folie de passion soit passé..
    Ma question est basé sur etre honnête et vivre pleinement l’instant present.. pourquoi pas rester exclusive et quand ça ne marche pas on se quitte et trouver quelqu’un d’autre.. le mal d’amour n’est pas fatal si on se serve de notre super pouvoir de zapping, tout en prenant compte que la réalité est simple, on est tous unique dans le genre, et c’est toujours des nouveaux qui arrivent et qui remplace qui nous offrent une nouvelle vie qu’on a pas vécu auparavant.. pourquoi partir vers une façon faire si compliqué.. à moins qu’on est accro au sex, et on a envie de faire l’amour avec tous ce qui nous plait.. ( biensûr pour les femmes comme pour les hommes).. De ma part, le sex n’est pas comme à manger et à boire, le sex est le fruit des sentiments.. pas l’envie animal.. biensûr qu’une partie de nous est animal, mais c’est la partie le plus facile à controller..:)

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