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Quelles sont vos scènes de sexe lesbiennes préférées ?

Loin de moi l’envie de remuer le couteau dans la  plaie après la polémique des scènes de cul de La vie d’Adèle, cet article a pour vocation de questionner la représentation du sexe entre gouines dans les films et les pornos lesbiens et queer.

C’est parti d’un constat personnel : pourquoi ne puis-je pas me souvenir des scènes de cul dans les films lesbiens ?  Pourquoi ces scènes ne m’ont-elles pas marqué ? Suis-je la seule à faire ce constat ?

Après vous avoir demandé quelles étaient les scènes de culs lesbiennes que vous aviez préférées, ou au contraire détestées, je suis partie à la recherche des dîtes scènes sur le net.

Love scene

Naïve comme à mon premier jour, je tapais ” lesbian sex scene”  pensant ainsi directement décrocher le gros lot (et les gros lolos). A ma grande surprise, les premiers résultats de recherche portaient le nom de « Love scene ».

Hum. Ok. La plupart des scènes de cul lesbiennes dont vous m’avez parlées s’inscrivent dans un contexte romantique. Certes. Mais la scène de cul lesbienne dans le film Bound n’a pour moi rien de très romantique. La question est simple. Pourquoi appelle-t-on une scène de cul lesbienne « Love scene » si elle n’a pas lieu dans un cadre amoureux ?

Après une réflexion d’1 min et 54 secondes et après en avoir parlé auprès de quelques amies, je me suis rendue compte que c’était quelque chose de très lesbien ça, les scènes de cul qui ne s’inscrivent que dans un cadre romantique. Comme si les gouines ne pouvaient ressentir du désir sexuel que dans un cadre purement amoureux. Or, dans la scène de cul de Bound, je ne vois pas d’amour. La tension sexuelle est palpable et à son comble, nos bas-ventres frétillent tout seuls en voyant la main de Corky caresser la cuisse de Violet mais y’a pas d’amour, selon moi.

Vous êtes nombreuses à ne pas avoir pu me dire quelles étaient les scènes de cul que vous aviez préférées arguant qu’elles étaient bien trop mielleuses et gnan gnan. Mais avec les réponses que d’autres ont pu m’apporter, j’ai pu classer les scènes par ordre de préférence.

TOP 3

Attention, pas de surprises apparemment pour la scène préférée des gouines qui m’ont répondu, car elle a lieu dans le film When night is falling. Ce qui vous a plu : « l’extrême sensualité » (c’est tout de même relatif) de la scène dans la pénombre et le rythme de la musique qui contraste avec les gestes longs et lascifs des deux femmes.

A égalité avec When night is falling, c’est la scène dans le film Kyss Mig qui remporte aussi le plus du succès. Pas de musique pour cette scène, tout se passe dans le calme de la nuit. Cela nous rappelle sans doute les fois où nous sommes obligées de jouir en silence parce qu’il y a du monde dans la chambre à côté.

La tension entre les deux actrices aurait été insoutenable si j’avais 15 ans et que je n’avais rien vécu moi-même. Les seuls sons que l’on entend sont les souffles des deux femmes et le frottement de leur peau. C’est tendu, sexy, et ça flotte entre le désir sexuel et le désir amoureux très subtilement. Dommage que l’orgasme ne vienne trop rapidement et que la scène soit ainsi trop courte !

En troisième position vient la scène dans le film Desert Heart : la blonde, la brune carrément canon, une passion tendre et charnelle en plein cœur du Nevada. Scène dans le silence également mais je n’ai pas réussi à trouver de vidéo de la scène en entier. Voici un montage niais, à regarder à partir de 1 ’30.

Après le podium des scènes de cul (d’amour) lesbiennes que vous avez préférées. Voici toutes celles dont vous m’avez parlées :

Vous avez aimé la scène d’amour dans le film Loving Annabelle, pour la pluie, la chanson et la réalisation par procuration du fantasme de la prof ! (Je sais de quoi je parle !)

Vous avez aimé celle dans le film Better than chocolate que vous avez trouvée attendrissante.

Puis vous avez aimé celles dans les films Eloïse, Gigola, Lost and Delirious.

Et le porno dans tout ça ?

En ce qui concerne les films pornos, deux scènes sont ressorties du lot : l’avant dernier court métrage de Dirty Diaries : Authority et la scène dans les toilettes du film One night stand !

 Enfin, il y a deux films dans lesquelles vous ne semblez pas avoir aimé les scènes de cul : En secret (Circumstance) et Bye Bye Blondie.

Et enfin (bis), je finirai par la découverte de deux scènes :

L’une qui m’a été suggérée dans le film Bitch Slap. Une scène qui est selon moi, purement sexuelle, et c’est ce qui manquait à notre liste.

L’autre est une scène que j’ai découverte il y a peu dans le film porno La toute dernière. Scène dans laquelle l’on voit Wendy Delorme se masturber face à une autre femme.  Tout se joue dans les regards : le regard soumis de Wendy Delorme et le regard attendri de Pascale Ourbih. S’il y a une scène que vous ne devez pas manquer, il s‘agit bien de celle-ci !

Si les scènes de cul lesbiennes que vous semblez préférer ont lieu dans un contexte romantique, c’est aussi sans doute parce qu’il y a peu de films de gouines, peu de films avec des scènes de cul explicite et peu d’argent pour les produire.

J’ai juste envie de dire : à vos idées, à vos scénarios et à vos caméras !

 

Sarah

Nota bene : cette liste est une liste non exhaustive et je vous invite, chères lectrices à la compléter. Alors, à vos commentaires !

 

 

 

 

 

Sarah

Sarah ne parle plus trop de cul ni d'amour d'ailleurs mais ses passions demeurent : féminisme, antispécisme, santé mentale et gingembre.

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14 Comments

  1. Kim says:

    Où est-ce qu’on peut trouver “La toute dernière” ?

  2. Téléchatte says:

    Mulholland Drive manque cruellement à la pelle… En tête de pioche pour nous. Merki.

  3. Christine says:

    et Room in Rome

  4. Sarah says:

    Hello,
    Tu peux trouver La toute dernière chez Violette and co rue de Charonne à Paris, ou au Mots à la bouche.
    Si tu n’es pas parisienne, il dit être sur amazon. : )

  5. Lyna says:

    Et j’ajouterai “Elena Undone” sans hésiter. De mémoire, il me semble que c’est la scène de sexe la plus longue du cinéma lesbien (hors porno, bien súr). La dernière scène de “I can’t think straight” n’était pas mal non plus…

  6. timide says:

    @sarah,

    je ne sais pas si tu es la seule à faire ce constat (il faudrait plus de commentaires de la part de vos lectrices pour avoir une idée réelle), mais, de mon point de vue, le constat que tu définis dans tes questions introductives m’apparait normal.

    Je ne suis pas sûre de pouvoir expliquer en quoi ici, mais, pour synthétiser, si nous considérons que les scènes de sexualité, charnelles, de sensualité, érotiques et même pornographiques sont conventionnellement régies par un langage cinématographique, lui-même encadré par les techniques de scénarisation, de mise en scène et de post-production, alors la crédibilité visuelle est totalement conditionnée et dépendante des régles conventionnelles !

    c’est exactement ce phénomène de complexité artistique qui renvoie la spectatrice à l’histoire, et l’histoire à la spectatrice. dans un tel cadre, il ne peut pas systématiqument y avoir de volonté exhibitionniste mais bien une volonté artistique. je pense par exemple à elena undone, où l’intérêt des scènes charnelles ne me semblent pas retranscrire une volonté de faire techniquement découvrir un type de sexualité, mais, cherche plutôt à révéler la problèmatique du multi-culturalisme face aux divers conservatismes dans les pays d’amérique du nord par exemple. donc, on pourrait dire que c’est un film “lobbyiste”, tout comme when night is falling par exemple, qui lui traite de la problématique de la bisexualité qui s’immice dans la sphère religieuse par le prisme de l’homosexualité et qui vient dérégler l’hétérosexualité d’un couple, ce qui va nuire au déterminisme politique dont a besoin chaque société dans le choix de la complémentarité sexuelle en tant qu’orientation.

    ensuite, une question : doit-on se définir soi-même dans ce que l’on voit : est-ce que l’on regarde les scènes en cherchant à s’identifier ou bien, est-ce qu’on les regarde en tant qu’observatrice extérieure ? ou bien les deux aussi ? par exemple, je te vends la mèche, sur room in rome, j’arrive à suivre l’action en tant qu’observatrice et puis, y a forcément un moment où je vais être absorbée par le réalisme d’une séquence (je te laisse deviner quand :-) ) et du coup, je me retrouve soudainement dans l’identification ! c’est ponctuel et alternatif, mais, dans mon cas, ce n’est pas volontaire.

    donc, c’est bien la capacité de réalisme d’un film qui lui donne une crédibilité visuelle et donc une mémoire charnelle (donc dans la chair) selon la sensibilité de chacune. Et ce réalisme, finalement, il se fabrique dans l’écosystème des équipes qui fabriquent ses films. je pense à bound, parfait exemple d’écosytème qui révèle à travers l’histoire du film, la difficulté de deux femmes à vivre dans des environnements hostiles à leurs expressions et à leurs liberté.

    d’ailleurs, la transition de lana est liée à ce film. (entre parenthèses).

    d’ailleurs, en parlant de transition, c’est intéressant que tu mentionnes l’idée qu’il n’y a pas d’amour dans la première scène explicitiment sexuelle entre violet et corky parce que c’est un point de vue totalement subjectif puisque l’environnement lesbien du film n’est pas le tien. moi, j’y vois de l’amour à 200% : pourquoi : parce que ces deux caractères ont chacune une charge affective distincte (produite et voulue dans le scénario), et qui ne peut sortir, s’exprimer dans les deux différents contextes qui leurs sont imposés dans la mise scène : l’une sort de 5 ans de prison et l’autre est enfermée dans un univers destructeur et mafieux, par lequel la prostitution devient une sortie de secours qui va lui permettre de vivre sa vie de lesbian lipstick !!! c’est assez dingue au niveau contorsion !!! il faut le dire car c’est exactement cela qui va leur permettre de rencontrer, de plannifier et de s’extirper d’un environnement qui va leur devenir commun en plus !!!

    moi, la première fois que j’ai vu cette scène, j’ai été admirative du côté cru et direct des choses. la lumière du set est magique et depuis je vénére les wachovskies bro’ !!! bref !

    peut-être que ce qui est révélateur quand tu ne rappelles pas des scènes lesbiennes, c’est tout simplement parce que tu n’appartiens pas à l’écosystème qui fabrique ces mêmes scènes !!!

    au fond, je ne sais pas si les questions, que tu t’es posée, que tu nous pose en début d’article sont pertinentes, pourquoi j’écris cela ?

    parce que je pense que la reconnaissance du lesbianisme, de l’homosexualité féminine quand on se dit, on se croit, on se veut lesbienne ou femme homosexuelle, (il y a tellement de façon de dire et de ressentir la sensiblité humaine en terme de sexualité, d’orientation sexuelle) doit passer par soi-même dans les expériences personnelles et pourcours de vie et non dans le prisme commercial de la production cinématographique en l’occurrence où même des fournisseurs internet !!! (sous-entendu, y en a marre du piège créatif des fanfictions sur youtube et des réseaux sociaux avec plein de pétasses qui se prétendent ceci cela et qui me pourrisent la vie, il faut le dire, depuis the l word, girls et autres séries sexuellement teenage, on arrive plus à rien là, ça lasse !!!)

    cela dit, il me semble absoluement essentiel que le 7ième art continue a faire rêver en nous racontant des histoires hors du commun, extraordinaire, et à la fois incroyables de vérité, vérité dans laquelle la société peut se connaître, s’émouvoir, réflechir, voire même se repentir pour se reconnaître et se respecter. je pense évidemment aux cultissimes boys don’t cry et monster !!! mais, entre high art et les filles du botaniste, maintenant, je sais que nous avons aussi la vie d’adèle à découvrir. français donc, enfin !!!

    pourrait-on dire qu’il existe un cinéma témoin, entre le cinéma industriel et le cinéma vérité ?
    de vraies personnes qui inspirent des personnages pour des histoires, de vraies histoires qui inspirent des personnages pour des personnes, de vrais personnages qui inspirent des personnes pour de vraies histoires … voilà, la boucle est bouclée. mais, au niveau de l’incarnation en ce qui concerne les scènes lesbiennes … ???

    tout reste à faire … je suppose. ;-)

  7. sweetsock says:

    J’ai beaucoup aimé la scène de sexe dans “a perfect ending”. Parce que là aussi il n’y a pas de musique ajoutée, qu’il y a de la lumière ce qui permet de voir les corps (ce qui est rare). L’actrice Barbara Niven a 60 ans, c’est très émouvant de voir d’autres corps que ceux de jeunes personnes. Scène réaliste donc.
    C’est vrai que comme dit timide un film c’est une histoire donc les représentations sexuelles sont en fonction de ça, mais si je regarde des films avec des lesbiennes c’est bien aussi pour voir des scènes excitantes/sexuelles et intéressantes.
    En plus, les pornos lesbiens ou queer intéressants sont durs à trouver. Si vous avez d’autres titres, je prend :)

  8. Marion says:

    Moi j’ai adoré les scènes de sexe dans Mulholland Drive et Chloé aussi. C’est mes deux préférées avec Kyss Mig.

  9. timide says:

    au hasard du web, j’ai cru comprendre que le meilleur de la mode “sexe lesbien” ou “scènes de cul lesbiennes” se trouvent dans les films classés : genre horreur.
    un bref exemple mais pas moins direct : “wrong turn 4 bloody beginnings”.

    #Ilovebarbi(e)turix.om

  10. chouchounette says:

    Rectificatif Elena undone c’est pas une scène de sexe mais le baiser le plus long du cinéma…

    Il faut absolument parler du film A perfect Ending par la même réalisatrice que Elena undone car les scenes sont superbes

  11. Popi says:

    Personnellement, dans Bound, je trouve que ça donne trop l’impression qu’on les espionne mais cette scène n’en reste pas moins agréable, je trouve dommage que Gia ne sois pas citée, elle est belle et romantique et douce, dans tous les contexte dégradant du film. Ce n’est que mon avis! =)

  12. j adore!!!!

  13. lui says:

    je suis tombé sur votre site en cherchant des films dit”explicite” ! je lis que certaines d’entre vous regarde du porno…et moi aussi LOOL…!
    j’ai 2 actrices, qui, à mon avis ne simules pas dans leurs films “adultes” ou alors elles sont les meilleures actrices que j’ai vu. Car j’ai jamais vu une actrice qui simulais en ayant des contractions ventrales, des jambes, yeux revulsés, tétons durs, respirations rapides, etc…tout cela dans la même scène.

    elles sont “spécialisées” dans les scenes lesbienne et se nomment Prinzzess et India Summer, elles sont aussi partenaires dans la vie……ceci explique peut-être cela….personnellement, j’adore les regarder car, elles sont belles et dans leurs scenes, j’y vois de l’amour…mais je suis un mec alors cela ne compte pas.

    je vous donne quelques titres ou elles jouent ensembles:
    women seeking women 71
    lesbian sex vol 1 (scene 1)
    bus stop 1 (scene 2)
    lesbian legal 1 (scene 2)
    net skirts 5 (scene 2)

    Prinzzess seule….enfin avec d’autres actrices..
    house hunter 1
    women seekink women 104

    si certaines d’entre vous veulent laissez des avis sur ces films bien volontiers je les lirais

    salutations

  14. clip says:

    La scène magique du film Disobedience
    et la scène de la série GYPSY

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