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THE EYES IN THE HEAT : les poulains du label KTDJ

Une chose est sûre, la nuit du 22 mai sera libertaire et avant-gardiste. The Eyes In The Heat, deuxième tête d’affiche de la soirée Barbi(e)turix Live vous plongera dans un univers électrique, post-apocalyptique mais sexy à souhait. Découverte.

Kill The Dj vous connaissez non ? Battant, Chloé, Robag Wruhme, Cardini ou encore Remote, Tim Paris et Magda, ils sont tous les enfants prodiges d’un des labels français les plus excitants et les plus engagés de la nouvelle sphère indé. Entre post-punk avant-garde et électro aux accents de new wave retravaillée, The Eyes In The Heat, s’inscrivent, avec leur premier album Program Me, dans la veine de ces jeunes groupes du début des années 2010, dont l’écartèlement entre beat vintage et influences plus modernes fait le succès.

The Eyes In The Heat, ça ne vous rappelle rien ? C’est pourtant d’une peinture à l’huile de Jackson Pollock, un de ses chefs d’oeuvres, que l’anglais Oliver Ho et l’américano-libanaise Zizi Kanaan tirent leur nom de scène. The Eyes In The Heat, comme la force d’une toile à la forme abstraite, et pourtant débordant de matière, de sous-couches, de nervures à deviner. Plus un habitué des scènes électro que des concerts punk, avec son projet Raudive, Oliver Ho signe ici son projet le plus rock, le plus sombre et sans doute le moins minimaliste de sa carrière. Sur Zizi Kanaan, dont la voix féline vient parfois sublimer, parfois contenir l’obscurité anarchiste des mélodies, on ne sait pas grand chose. On sait par contre qu’être une femme dans l’industrie de la musique lui importe beaucoup. “Les femmes sont sous-représentées dans la musique, et trop souvent mises dans des cases”, confie-t-elle au Magazine Twin il y a quelques mois, “j’aime explorer les points de vues des deux sexes et je reste persuadée que chaque sexe peut s’identifier aux idées de l’autre. L’identité est une construction, et il n’y a pas qu’une seule manière d’être ou de voir la vie, et c’est quelque chose de difficile tant pour les hommes que pour les femmes, d’avoir le sentiment de devoir jouer le rôle qu’on leur a attribué”.


Pas franchement un hasard, donc, s’ils signent chez Kill The Dj ? Effectivement. “C’est très excitant pour nous d’être signés chez Kill The Dj, compte tenu de leur importance sur la scène musicale féministe, gay et lesbienne mais aussi de tout ce qu’ils ont fait pour la musique faite par des femmes”. Niveau musical, l’album, sorti en 2012, vogue de mélopées pop qui rappellent la folie de Talking Heads (Florida), à des ambiances électriques qui rappellent les premiers opus électro-punk de Duchess Says (Amateur) ; puis parfois, soudainement, cette excitation tremblante remplie de coldwave (Think In Loops), accentuée parfois d’une atmosphère trip-hop (The Perfect Gun) parfois rock (Good Morning, Midnight).

Pour les découvrir, c’est mercredi 22 mai en direct de la Chaufferie de la Machine du Moulin Rouge pour la soirée spéciale Barbi(e)turix Live, au côté de Light Asylum et de No Bra.

Adeline

 

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One Comment

  1. timide says:

    ces émergences de nouveaux groupes à nouveaux sons sont une aubaine “bénie” pour les deux dernières générations d’ingé son !!!

    encore une super découverte. merci barbi(e)turix. my playlist deezer rocks so baldly depuis que je vous lis.

    #nolovejustheartheartheart(andsex?) :-O
    #musicmixthepeoplecometogether
    #soabfab@bythesea

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