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Enquête nationale sur la bisexualité : les résultats

Les résultats de l’enquête Nationale sur la bisexualité menée par Act up, le Mag, Bi’cause et Sos Homophobie viennent tout juste d’être publié. 6107 personnes ont été interrogés sur leur perception des bisexuel-le-s. Qu’apprend-t-on ? Que si 85% des sondés reconnaissent la bisexualité comme une orientation sexuelle “comme une autre”, ils sont beaucoup moins nombreux à envisager une relation durable avec une personne bi…

VisiBIlité :

75% des personnes interrogées connaissent au moins une personne bisexuelle dans leur entourage. Il s’agit très souvent d’un-e ami-e, très rarement d’un-e collègue de travail.

En revanche, elles ne sont plus que 46% à connaître une célébrité ou un personnage de fiction bi-e. Les plus citées sont Angelina Jolie, Lady Gaga et Pink. Peu de personnalités françaises sont mentionnées dans les réponses.

L’analyse des commentaires permet de dégager deux représentations pouvant éclairer la pyramide ci-dessus :

Deux fois plus de choix, deux fois plus de chances d’être trompé-e ?

Une personne sur cinq refuse catégoriquement de se projeter dans une relation durable avec un-e bi-e. Ce refus est principalement nourri par la peur d’être trompé-e : « Trop de dangers, trop de tentations », « Cela fait peur de se dire que la concurrence est vraiment partout », « Deux fois plus de jalousie ».

Les bi-e-s, éternel-le-s insatisfait-e-s ?

40% des personnes rejetant un engagement de longue durée pensent que les bi-e-s ont besoin d’avoir des relations régulières avec les deux sexes pour être totalement épanoui-e-s : « Je redouterais de ne pouvoir combler pleinement mon partenaire sur le plan sexuel ».

Coucher avec un-e bi-e : un risque sexuel ?

La grande majorité des répondant-e-s (89%) considère ne pas prendre de risque supplémentaire en ayant une relation sexuelle avec une personne bisexuelle. Certain-e-s expriment de la perplexité (« Pourquoi y aurait-il une différence ? »), d’autres justifient cette absence de risque additionnel par une forme de rationalisation (« Le risque dépend des comportements, pas de l’orientation ! »).Une minorité de per- sonnes (8 %) estime que le risque est plus grand : « Peut-être plus de partenaires, donc plus de prises de risque. »

Stéréotypes

732 personnes estiment qu’il existe des traits de caractère propres à la bisexualité, parmi elles :

- 40% relient cette orientation sexuelle à une plus grande ouverture d’esprit.

- plus d’une personne sur dix associe l’infidélité, la volatilité et l’indécision au fait d’être bisexuel-le.

-13,5% pensent que les bi-e-s vivent dans un questionnement constant et dans une instabilité émotionnelle. Ces caractéristiques sont souvent associées à un trouble identitaire. Les expressions « bipolaire », « lunatique », « homo refoulé » ressortent alors fortement.

Si, selon quelques commentaires, les bi-e-s sont plus accepté-e-s, voire en profitent pour se rendre « invisibles », près de 4 réponses sur 5 insistent sur un ou plusieurs aspects de dévalorisation, stigmatisation ou discrimination. Un petit tiers pense que ces comportements proviennent d’hé- térosexuel-le-s, qui rejettent les bi-e-s « comme globalement les LGBT ». Cela étant, plus d’1/4 note que les gays et les lesbiennes ne sont pas exempt-e-s de comportements de rejets, « biphobie », les stigmatisant parfois comme « traîtres », « homos refoulés » ou « non assumés ».

 

À noter : parmi les 6107 répondant-e-s, 32% se déclarent gays, 25% hétérosexuel-le-s, 14% lesbiennes, 25% bisexuel-le-s et 4% ne rentrent pas dans ces catégories. La proportion de LGBT est donc importante dans le panel.

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3 Comments

  1. timide says:

    so fast !!! surprise ! :O

    alors, est-ce que cette enquête va mettre fin aux préjugés ?

    (comme l’annonçait barbu(e)turix sur sa page fb)

    pour ma part, la bisexualité n’existe que dans le prisme lgbt. elle nourrit de facto la biphobie dans ce même prisme.

    donc …

  2. timide says:

    qu’est-ce qu’elle est conne cette enquête, question banale, on tourne rond, rien de constructif, ça débouche sur rien, c’est nul, c’est plat, c’est creux … flou glou glou …

    #heureusementquej’aiapprisànager

    bref !

    si “ils” réfléchissaient plutôt sur les causes honnêtes, véritables et intéressantes de la biphobie :

    sans être sociologue, par exemple : le rejet, le refus systématique de la pénétration chez certaines lesbiennes n’est-il pas originellement lié d’une manière ou d’une autre à ce type de phobie qu’est la “biphobie” donc.
    (le cliché lu sur barbi(e)turix.com : “être goudou/lesbienne n’est pas une réalité compatible avec la pénétration car elle singe trop l’acte hétérosexuel …”)

  3. Laura says:

    Tu es un peu dure je trouve avec cette étude ! Pour une fois qu’on s’intéresse un peu à nous et que ce n’est pas stigmatisant, moi je ne crache pas dessus !

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