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Maïa Vidal, créature magique et biologique

Lorsque Maïa Vidal parle de ses origines, elle explique en souriant, d’une voix au timbre un peu grave et dans un français impeccable que sa mère est américaine d’origine japonaise, que son père est français, qu’elle a étudié à Montréal, qu’aujourd’hui elle habite entre Paris et Barcelone et que jeune, elle avait un groupe de musique punk. Une sacrée fille en somme. Et ravissante de surcroît.

En 2013, après une tournée éclectique (Japon, Europe, Amérique du Sud, Russie, Etats-Unis…), Maïa Vidal sort son deuxième album, quasiment un an et demi après la découverte de God is my bike, 12 titres qui oscillaient dans une ambiance douce, gaie et onirique, chantant tantôt en français, tantôt en anglais au rythme de magnifiques chansons telles que Follow Me ou Le tango de la femme abandonnée.

 

Si Maïa Vidal évolue dans un univers très loin de la musique punk de son adolescence, elle réplique en souriant toujours, que le but était de reprendre ces musiques punks d’une façon plus douce et que se mettre à l’accordéon « l’instrument le moins punk du monde » en est un exemple frappant. L’accordéon, un instrument qui lui réussi plutôt bien au final et c’est tant mieux.

La voix de Maïa Vidal ne ressemble à aucune autre. Son timbre change dès qu’elle hausse la voix pour entonner des titres comme Wander, The Big Shift ou Disaster Body et nous enchante littéralement. Spaces est un album (ré)créatif, ou Maïa Vidal – aux cheveux maintenant blonds et parsemés de lucioles lumineuses – semble être tout droit sortie du Magicien d’Oz et nous accompagne dans son univers pendant la durée de ce nouvel album, dont les sonorités s’accrochent à notre mémoire comme une ritournelle sucrée.

An Si

Maïa Vidal sera en concert à la Boule Noire le 6 juin prochain. Tous les détails, ici.

Crédit photo : Julien Corbeau

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5 Comments

  1. timide says:

    ah oui, je me rappelle de maïa vidal entre la loge, l’espace B, et les oliver peel sessions de O.R à paris.

    à mon avis, la femme abandonnée est souvent la chanson tape à l’oeil mais, pourtant ce n’est pas le morceau qui la (elle et son univers musical) représente le mieux. (deezer)

    quand on s’intéresse à maïa vidal, voici aussi quelques suggestions pertinentes :

    gregory and the hawk (USA) mérédith godereau.

    bird on the wire (netherlands) check this : http://www.birdonthewire.nl/pictures.html

    pollyanna (france) isabelle casier ( osez la version folk de lay all your love on me/abba)

    olöf arnalds (islande) (the most georgous troll for female folk in town)

    lady arlette (france) annabelle cavallin (rock dentelle et guitare odes made in normandy)

    superbravo (france) (armelle pioline from holden) buff aux gals rock en 2009 ?

    DOM (france-argentine) dominique pinto, violoncelliste de camille et de jane birkin

    sister fay (suède) frida anderson

    :-)

  2. olivia says:

    Bon ben voilà, ça y est je crois que je suis amoureuse les gars

  3. Tomate Verte says:

    @ Olivia : Maïa Vidal est en effet excessivement canon, et il y a de quoi tomber amoureuse direct.

    Je suggère donc aux BBX de nous faire une typologie “la chanteuse hétéro” : “comment la serrer ?”, car pour avoir vu Maïa en concert il y a 2 ans environ dans un café-concert de Paris 11e, je dirai qu’elle est quand même un peu impressionnante et qu’on ne sait pas trop par quel bout l’attraper ! Je compte sur vous, en vue de sa prochaine tournée !

  4. timide says:

    j’ai oublié “lidwine” aussi. “the french björk voice in paris”.

  5. Esmeralda Villa Lobos says:

    Parfaite

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