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stoker les liens du sang sont impénétrables

Stoker porte la malédiction d’un nombre incalculable de films, soit la fameuse propagande souterraine. A défaut de voir la bande-annonce ou d’entendre parler du film à l’air libre, on se cantonne au jugement qu’une multitude d’affiches nous donne à répétition dans le métro, c’est-à-dire, passer à côté sans y accorder la moindre importance. Et c’est là, une énorme erreur. 

Stoker est un thriller certes et qui dit thriller dit angoisse, sueurs froides, gouttes de sang et le fameux « oh, je l’avais pas vu venir » un peu gêné de la personne qui vient de crier à cause d’une porte qui claque. Avec les thrillers, ce ne sont pas tant les moments de suspenses qui font monter l’adrénaline, mais les réactions de la personne à vos côtés.

Personnellement, sans avoir vu la bande-annonce et en donnant une confiance absolue au jeu d’actrice ainsi qu’au charmant minois de Mia Wasikowska, je partais du principe que ce film traumatiserait à vie la personne à mes côtés. De ce fait, dès les premières images où le personnage de Mia/India apparaît, je retirais furtivement mon bras de l’accoudoir histoire de ne pas avoir celui-ci en lambeaux au bout d’1h40 de film. Bien évidemment, je m’étais trompée en beauté.

Stoker est un film qui comporte de nombreux avantages. Un réalisateur asiatique, Park Chan-Wook et l’on sait ô combien les réalisateurs asiatiques sont doués pour nous traumatiser à coup de marteaux, d’ultra-violence et de femme aux yeux cernés de rouge. Oui, les films auxquels je fais référence sont les fameux Old Boy et Sympathie for Lady Vengeance.

Ensuite, Stoker c’est un scénario signé Wentworth Miller. Mais si,Wentworth, le mec au nom imprononçable qui dans Prison Break, incarnait Michael Scofield, le même type qui avait un plan de prison tatoué sur le corps. Le mec que rien ne prédestinait à écrire un scénario pareil.

L’histoire n’est pas acadabrantesque. Une jeune femme, (troublante Mia Wasikowska), à mi-chemin entre Mercredi Adams et Chloé Sévigny dans Hit&Miss se retrouve à affronter en plus du deuil de son père, mort dans des circonstances plus que douteuses, l’apparition de son jeune et bronzé oncle (Matthew Goode) Charlie dont elle ignorait l’existence ainsi que de sa mère (la très rousse et très aguicheuse Nicole Kidman) qui retrouve en l’oncle Charlie, feu son mari il y a 20 ans de cela. 

Chaque scène est un dédale de plans se succédant avec une esthétique rare et étrange, à cent lieues de celles que l’on peut voir habituellement dans ce genre de film. Le désir malsain d’India monte crescendo en même temps que le nôtre et que ces notes de musiques, ritournelles incessantes du film et dont ses doigts usent à volonté. 

Stoker est un film froid et sexuel que vous devez aller voir !

An Si

 

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2 Comments

  1. timide says:

    d’accord !

  2. timide says:

    et je dirais même plus, Stoker est un film “sexuel et froid”. #trouvésurleweb

    ce que je peux en dire de façon illégitime, c’est qu’aucun caractère féminin de film ne m’avait autant séduit que celui de india depuis celui de juliette par claire danes dans le roméo de baz luhrmann.

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