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Lydia Lunch, une icône du post-punk à Paris

Chanteuse, poète, écrivain, actrice… Lydia Lunch est une artiste complète. Âgée de 53 ans, l’emblématique représentante de la No Wave (un court mouvement musical américain inspiré du punk) et du post-punk sera sur scène à Paris ce jeudi 25 avril au Petit Bain ! Un véritable événement !

Sous le titre Lydia Lunch’s Putan Club, ce spectacle est une création du Théâtre Garonne à Toulouse qui présente la performance de l’américaine intitulée “Noise on the water” ainsi : “Ceci n’est pas un spectacle, ni une lecture, ni un concert : c’est un viol, un gang bang, une immersion totale – cœur, yeux, oreilles – dans la malséance, et son incroyable beauté. La poésie appliquée à la vie immédiate, sans fleurs ni effets de style, à sa violence, ses excès, ses religions, ses politiques, du sexe aux drogues et ce jusqu’à la mort.”

Lydia Lunch s’est toujours distinguée par sa volonté d’indépendance, sa volonté de sortir du circuit des labels et des grandes compagnies de production. Tout d’abord avec son groupe de No Wave : Teenage Jesus and the Jerks dont elle fut la leader pendant trois ans (1976-1979), une formation aux chansons extrêmement courtes (leur album dure dix-huit minutes) et où la voix de Lydia Lunch domine une musique sans fioriture, une voix féminine typique de la fin des années 1970 et de ces groupes. On pense aux Slits ou encore à Linder, lors de ses performances. Après avoir quitté le groupe, elle fond “Widowspeak” son propre label où outre ses chansons, elle produit des lectures de textes ou réalise des collaborations avec d’autres artistes tels que Kim Gordon, Nick Cave ou encore Marc Almond qui mettent en musique ses textes.

Prolifique, l’artiste reforme même un groupe en 2009, Big Sexy Noise,  tout en continuant ses multiples activités avec lequel elle tourne toujours.

Artiste engagée, elle participe au documentaire de Virginie Despentes, Mutantes : Féminisme, Porno, Punk sur le mouvement post-porno lesbien. La même Virgnie Despentes qui a préfacé son ouvrage Paradoxia, lors de sa réédition en 2011 -il avait été publié en 1998-. Les deux auteures ont ce combat féministe en commun : des femmes qui ont subi la sexualité hétérosexuelle avant de la contrôler, de la théoriser et d’écrire de véritables manifestes, à l’image de King Kong Théorie.

Lydia Lunch, c’est tout cela à la fois. Et ce sera certainement une performance marquante sur la scène du Petit Bain, à l’image de celle-ci:

Dernier détail mais qui a son importance, la première partie de ce spectacle est assurée par Anita Drake, un duo folk parisien. Vous avez certainement entendu la chanson Crawling on the Ground mais surtout vu son clip dans lequel on passe vingt-quatre heures dans la vie des hommes, comme s’ils étaient des femmes. Ils subissent par des femmes, le harcèlement commun et banalisé : Sifflements, remarques, insultes, abus sexuel, coups etc. La puissance de la voix féminine appelle au militantisme !

Lydia Lunch’s Putan Club + Anita Drake : “Noise on the water”

Jeudi 25 avril à 20h au Petit Bain

7 Port de la Gare, Paris 13

01 80 48 49 81

M° 6 : Quai de la Gare
M° 14 / RER C : Bibliothèque François Mitterrand
Bus 62 arrêt BnF
Stations Vélib à proximité

15€ sur place et 12 € en prévente (TR pour les habitants du 13e)

Angie

Angie

Caution bisexuelle de BBX, Angie écrit sur le cinéma et les arts. Mais en vrai, elle aime surtout les paillettes et les sequins dorés. Twitter : @angelinaguiboud

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