vraies housewives

Les vraies housewives : femmes à l’état de nature

Ah le patriarcat, cette ombrelle géante qui protège encore des rayons du féminisme, un monde où le genre égale souvent le rôle. Parfois, il arrive que cette ombrelle soit célébrée par cette même société qu’elle protège.

Quand NT1 fait une joyeuse offrande au patriarcat, cela s’appelle « les vraiEs housewives ».

Imaginez une vie où votre unique souci est de savoir quel diamant ira le mieux avec la robe Heidi Slimane que vous avez prévu de porter pour le « red carpet » de votre très bonne copine. Que vos passe-temps préférés « se résument » à une virée entre copines à Las Vegas à bord d’un jet privé afin de renouveler vos vœux de mariage ou encore à un WE à New York prévu trois heures avant le départ. Imaginez que votre garde-robe vaille trois fois le prix d’un 100m² rue Saint-Anne. Que le Botox devienne la substance la plus vitale à vos yeux. Qu’il vous coûte en vétérinaire et en toilettage de chien 10 smic français. Que vous ayez à votre disposition matin, midi et soir une assistante prenant en charge votre « timetable » car il faut bien l’avouer : entre cocktails, avant-premières, défilés privés et shopping maladif, la journée devient vite très chargée.

Beverely Hills, quartier le plus hype-select-m’astuvu de la côte Ouest en général et de Los Angeles en particulier. Un havre de paix pour milliardaires, selves-made-men et autres acteurs, chanteuses et présentatrices de « Tv shows ». C’est aussi le lieu de vie des cinq héroïnes des « vraies housewives » : Karine Kaplan, Christine Decroix, Soumaya Aakaboune, Natalie Wizman et Christina Amrani. Des femmes de 40-50 ans (sur leur bio officiel), parlant toutes français (un français américain) et qui se plaisent pendant une heure trente à nous raconter toutes les semaines sur NT1, leurs amis, leurs amours, leurs emmerdes.

Une téléréalité comme les autres si ce n’est qu’ici, la connerie est un peu plus assumée, la bêtise, un peu plus joyeuse que d’habitude. Sur les cinq, seule Christina expérimente les joies du travail et de l’indépendance financière en tenant… un salon d’esthétique, massage, coiffure quelque part dans le downtown de L.A. (CQFD). Les autres sont pour la plupart bien mariées ce qui leur assure un revenu assez confortable. Mais alors qu’est-ce qui vient troubler cette vie en apparence toute rose et former ainsi l’intrigue de l’émission ? Outre les prises de bec régulières entre l’une et l’autre c’est surtout des questions existentielles qui ont été jusque-là au menu des six premiers épisodes. Ainsi Natalie, s’offusquait au 3ème épisode que sa fille de 8 ans puisse avoir déjà des poils sur les jambes et se demandait s’il ne fallait pas faire appel à la psychologue de l’école afin de s’assurer qu’une poussée de poils ne représente pas un traumatisme pesant sur le développement mental de la jeune fille.

Autre fait marquant, le français n’a jamais été aussi malmené de l’histoire de la téléréalité française : exit le « non mais allo quoi ?! », faites place à des phrases autrement plus réfléchies : « J’ai envie de dire oui parce que mon cœur a envie d’aller à Vegas » Nathalie. « C’est l’enfance, on est tous passés par là malheureusement. » Christina. « Je me suis déplacée en personne. » Karine. « J’en ai un peu raz-le-poil de cette affaire » Christina. Et le meilleur pour la fin : « J’ai la santé, j’ai le mari, j’ai les enfants, je me suis acheté de nouvelles chaussures… Qu’est-ce que je peux demander de plus ? » Karine.

Best of du premier épisode :

Rania

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