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La carte de France de l’homophobie

Les récentes agressions et le climat d’intolérance ambiant auront au moins servi à une chose : prouver que l’homophobie en France n’était pas une lubie du “lobby gay”, mais une réalité, une haine profondèment ancrée dans les mentalités de nos concitoyens. Le comité Idaho, créateur de la journée de lutte contre l’homophobie, et le Think Thank République et diversité ont eu l’ingénieuse idée de dresser une cartographie de la lutte contre l’homophobie en France. Les résultats ne sont pas glorieux.

L’idée est simple, noter et classer les 50 plus grandes villes selon leur engagement en faveur des communautés LGBTI. Pour cela, le comité Idaho a soumis aux municipalités un questionnaire fourni d’une quarantaine de questions, portants sur les actions internes et publiques menées par les Villes.

Outre la gestion et la sensibilisation du personnel administratif aux questions gay et lesbienne, l’enquête interrogait les politiques engagées telles que le soutien aux associations de défense des droits des homosexuels, les prises de positions publiques, la sensibilisation aux questions LGBT dans les établissements scolaires et auprès de la police, ou encore les campagnes de prévention au sida : «Célébrez-vous des Pacs en mairie?»,«La police municipale est-elle formée à la lutte contre l’homophobie?» «Participez-vous à la Marche des fiertés?» avant de se rendre sur place vérifier les données.

Bilan ? Une France pas très gay-friendly avec une note moyenne de 16/100. Si Amiens, Paris, Toulouse et Nancy raflent les premières places du podium, elles sont les quatre seules mairies a obtenir une note supérieure à la moyenne. Huit villes ont même obtenu une note négative : Avignon, Aix-en-Provence, Orléans, Mulhouse, Toulon, Nîmes, Boulogne-Billancourt et Courbevoie, dernier du classement (solidarité aux Courbevoisiennes).

Evidemment, le clivage gauche/droite se fait sentir, même si certains contre-exemples viennent compenser un constat trop tranchant. Nancy, dirigée par le maire UDI André Rossinot est quatrième tandis que la ville PS Dunkerque fait partie des dix plus mauvais élèves.

La mise en ligne de cette cartographie précède la publication d’un Guide des bonnes pratiques contre l’homophobie à l’usage des maires de France, qui devraient aider à mettre fin à cette situation jugée “extrèmement préocuppante” par les auteurs de l’étude.

Pour accèder au classement, cliquez sur la carte :

Lubna

 

source: AFP

 

Lubna

Grande rêveuse devant l'éternel, Lubna aime les livres, les jeux de mots et les nichoirs en forme de ponts. Elle écrit sur l'art, avec un petit a : bd, illustration, photo, peinture sur soie. Twitter : @Lubna_Lubitsch

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One Comment

  1. judoka says:

    ouaip du coup les agresseurs peuvent désormais comparer…”quelle ville est la plus violente?” et pis ils iront de plus en plus loin dans les violences! c’est malin!

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