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Lancement de l’enquête sur la lesbophobie en France

Dix ans après la première enquête sur la lesbophobie en France, l’association SOS homophobie a lancé le 30 mars une enquête nationale sur l’état des lieux de la lesbophobie en France et sur l’importance qu’accordent les lesbiennes à  leur visibilité. Pour lancer l’enquête qui durera jusqu’au 20 juillet 2013, une soirée aura lieu le 5 avril prochain à la Mutinerie. Nous avons interrogé deux militantes de l’association afin d’en savoir plus sur ce projet.

Pourquoi cette enquête sur la lesbophobie ? 

L’enquête que nous lançons porte à la fois sur la lesbophobie et sur la visibilité que les lesbiennes accordent à leur orientation sexuelle. Sur les 1556 témoignages d’homophobie reçus en 2011 par l’association SOS Homophobie, 246 relatent de la lesbophobie, soit à peine 16%. Nous savons que ce n’est pas parce que les lesbiennes sont moins confrontées à la lesbophobie que les gays à la gayphobie, mais bien parce qu’elles témoignent moins. Ainsi depuis deux ans environ, la commission lesbophobie de SOS homophobie est présente dans les diverses manifestations lesbiennes, festives, militantes ou culturelles, pour recueillir des témoignages et sensibiliser les femmes à la lesbophobie. Mais il reste rare qu’elles abordent ce sujet. De plus, en France, trop peu d’études statistiques s’intéressent à l’homosexualité et à l’homophobie, et encore moins à l’homosexualité féminine et à la lesbophobie. Pourtant, il est essentiel de disposer de données chiffrées pour répondre au mieux aux problèmes auxquels sont confrontées les lesbiennes. Il nous a donc semblé important de renouveler, dix ans après, l’enquête sur la lesbophobie de SOS homophobie, la première étude statistique nationale sur cette question, qui avait recueilli près de 1800 réponses.

Par ailleurs, en plus d’établir un état des lieux de la lesbophobie en France, nous nous intéressons à une autre thématique tout aussi importante : la visibilité que les lesbiennes accordent à leur orientation sexuelle. Conscientes que les lieux de sortie lesbiens (bar, boîtes, saunas, etc.) sont encore rares, mais aussi que les lesbiennes sont moins présentes dans le milieu associatif LGBT, nous avons voulu savoir en quelle mesure les lesbiennes vivaient ouvertement ou non leur homosexualité.

Toutes ces raisons ont amené SOS homophobie à mener une nouvelle enquête s’adressant aux lesbiennes : “Visibilité et réaction de l’environnement”.

Il est important de préciser que les femmes ne se définissant pas comme lesbiennes mais ayant été en couple avec une femme, sont bien entendu appelées à témoigner. Il en est de même pour les femmes trans ayant été en couple avec une femme.

 

Pourquoi une soirée de lancement ?

L’enquête sera disponible en ligne à partir du 30 mars sur le site internet de SOS homophobie et sous format papier dans différents locaux d’associations LGBT un peu partout en France.

A cette occasion, nous avons voulu marquer le coup parce que cette action est importante pour l’association comme pour les personnes qui se sentent concernées par la lutte contre la lesbophobie. Nous organisons donc une soirée de lancement et de soutien, ouverte à toutes et tous, le vendredi 5 avril à La Mutinerie. Cela sera aussi l’occasion de présenter notre projet au public et d’en expliquer les enjeux avec une courte intervention  sur la lesbophobie de l’auteure Stéphanie Arc à 19h30. Nous pourrons ensuite profiter de la musique mixée par les Djettes Fox de Bergerac et Francis, de Rouge Bébé dans l’ambiance chaleureuse et décontractée de la Mutinerie. Celles qui le souhaitent pourront remplir le questionnaire et discuter avec nous.

Tania Lejbowicz et Stéphanie Arc de la commission lesbophobie de SOS homophobie

 

Pour accéder à l’enquête qui sera mise en ligne demain, cliquez ici : SOS homophobie

 

Soirée de lancement

Vendredi 5 avril

La Mutinerie
176-178 rue Saint Martin
75003 Paris 3

Lien de l’événement ici

Sarah

 

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One Comment

  1. timide says:

    Mummm, ça vous donnerait presque envie d’être parisienne…
    Allez! Bon baiser de bretagne.

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