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Prêchi-Prêcha : Les réseaux sociaux

Prêchi-Prêcha : un avis sur tout, une solution à rien.

En ce dimanche de Pâques, notre humble prédicateur nous offre son psaume réflexif sur tout ce qui nous entoure. Cette fois : les réseaux sociaux.

ATTENTION ! TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES PERSONNES EXISTANTES OU AYANT EXISTÉ SERAIT LE FRUIT D’UNE PURE COINCIDENCE…OU PAS.

Mes biens chères sœurs, mes biens chers frères, lesbiennes, gays, hétéros, trans, nains, bis, facebookiens, facebookiennes, twitteurs twitteuses, bloggeuses, geeks en tous genres et autres excités du clavier. C’est la souris affutée et la connexion fébrile que je vous tapote ce prêche 2.0.

Aujourd’hui, ouvrons le « livre des visages », le réseau facial, l’évangile selon Mark Zuckerberg, saint des saints du virtuel pour certains, Judas pour d’autres, tout dépend si l’on est cathodique ou pas. Parfois, on pourrait croire qu’il se prend pour Dieu en per- sonne, omniscient, il voit tout et sait tout de vous.

Loin du temps des parchemins, des cloches, de l’église, des lettres, des télégrammes, pigeons et autres systèmes de communication moyenâgeux, la toile a évincé la poste pour laisser place aux post, ça twitte à Saint-Tropez, ça like à Paris et ça tag dans le monde entier. Moi-même, votre humble et modeste serviteur, au fin fond de mon monastère, j’ai été connecté au diable, j’ai fauté, oui, j’ai fauté, je n’ai pas toujours été cet être pieux et sans reproches.

J’ai péché et c’est avec le regard baissé et l’âme déconnectée que je me confesse. J’ai été parmi les dix-sept millions de pauvres internautes tourmentés. Dans une lointaine période obscure, lorsque j’étais un jeune moine fougueux, j’ai pris dans mes filets quelques morues, carpes et thons parisiens.

Ce réseau ne serait-il pas finalement un Gayvox hypocrite, ayant abandonné son accoutrement de prostituée pour celui d’une élégante femme d’affaire? Les  amitiés facebookiennes lesbiennes ne cachent elles pas une manière plus subtile, plus perverse d’approcher la gente féminine afin de la connaître bibliquement à défaut de le faire publiquement?

La première raison qui vous pousse à ces pratiques impies, la paresse : on ne prend plus le temps de connaitre les gens en vrai, trop long, trop chiant … On dit que l’habit ne fait pas le moine mais dans ce cas là, le mur est bel et bien une façade. Grand lieu d’espionnage, les amateurs de voyeurisme https peuvent se rincer l’oeil, se tenir au courant en temps réel de toute activité, savoir qui fait quoi, où, comment et avec qui.

Un enfer pour les jaloux, ce site peut être un vrai pousse-au-crime passionnel. Les nombreuses tentatrices likent à outrance les statuts de votre bien aimée. Pire, elles s’aventurent parfois jusqu’au MP (message privé /prostituée) pour l’aborder plus discrètement car elles savent qu’en ces lieux, les murs ont des oreilles. Et finissons par la gourmandise, c’est à celui qui postera le plus, qui montrera le plus, qui commentera le plus, afin de ne pas mourir virtuellement.

Ne plus être sur Facebook, c’est l’assurance d’être oublié dans le réel…

Moi-même, j’ai essayé de supprimer mon compte. Mais que vois-je au moment de la confirmation de suppression : vous allez manquer à Jean, vous allez manquer à Marc, Paul, Luc, Matthieu et Pierre.

Faisant appel à ma compassion chrétienne, je n’ai pu abandonner « mes friends » me laissant à l’état de brebis égarée au milieu de moutons de Panurge …

Il n’est pas trop tard , mes bien chères sœurs, pour vous repentir vous me posterez sur mon wall dix Ave et vingt Pater.

Hymen.

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One Comment

  1. timide says:

    timide never dies. he posts as a she. and she is a venus as a boy. a boy as a dyke.
    enfin les mots chrétiens, frères, soeurs et nains sur un site lesbien. enfin.

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