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La Découverte musicale de la semaine : Karin Park

À l’occasion du festival Les Femmes S’en Mêlent, focus sur Karin Park, nouvelle reine de l’indietronica scandinave ?

Björk, The Knife et Robyn n’avaient qu’à bien se tenir car il y a dans la musique de Karin Park, quelque chose qui leur ressemble mais les transcende, de par la nouveauté d’un son, d’une ambiance et d’un personnage très humain. Karin Park est suédoise. Du Japon de l’enfance à la Norvège de l’âge adulte, elle emporte sa musique partout, gratte sur sa guitare ses titres préférés, des Cure à Depeche Mode en passant par Whitney Houston. “J’aime la musique à beats”, confie-t-elle.

Alors pourquoi sortir en 2003 un premier album très (trop) léger, entre pop, rock et guitare/voix ? Elle ne sait pas vraiment. Ce qu’elle sait c’est pourquoi, il y a quelques années, sa musique change du tout au tout. “On m’a diagnostiqué un cancer, ce qui m’a fait beaucoup réfléchir, et je me suis simplement rendue compte que ma musique ne me ressemblait pas”.


Mais dur dur de faire du “beat” quand on ne connaît pas les machines. Qu’importe, Karin déterminée, continue ses recherches et un premier album très électro, Ashes To Gold, voit le jour en 2009. Accompagnée de son frère David, batteur mais aussi “homme à tout faire” du projet, depuis, Karin parcourt le monde pour balancer givre et chaleur à l’envie. Entre dream électrique et cold wave nouvelle génération Karin Park se situe entre la boule d’énergie et la boule de cristal, la meilleure relève que l’on pouvait trouver aux dinosaures de l’indietronica scandinave.

Son nouvel album Highwire Poetry signe sa consécration dans le Nord, tant en Norvège où elle a vécu pendant 12 ans qu’en Suède, depuis Djura, son petit village de quelques centaines d’habitants, où elle s’isole aujourd’hui pour vivre et composer à sa manière. “Je peux vivre dans n’importe quelle grande ville du monde, mais c’est ici que je me sens moi”, nous confie-t-elle, “il n’y a rien de comparable à un chez-soi”.

Quand on lui parle de l’essor de la scène nordique et surtout suédoise dans la musique, elle acquiesce avec entrain. “On entend de plus en plus parler des suédois, c’est vrai, et je ne crois pas que ce soit qu’on ait plus de groupes qui fassent de la musique, mais je crois juste que les suédois prennent de plus en plus confiance en ce qu’ils font, et ça se sent”. En tous cas, une chose est sûre, Highwire Poetry, s’il confirme que la suédoise a de la dark electronica à revendre, lui permet également, avec ses tubes Restless ou Fryngies, d’enfin venir frapper à nos portes du sud de l’Europe et de venir jouer à Paris pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos talons. Karin Park, retrouve donc ce soir vendredi 29 mars, sur la scène de la Machine du Moulin Rouge, Skip&Die, Phoebe Jean & The Air Force, Camilla Sparksss, Tubbe, Go Chic et Kid A, pour clôturer avec éclat la seizième édition du festival Les Femmes s’en Mêlent. À ce soir ?!

Adeline
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2 Comments

  1. timide says:

    son nouveau style lui va bien et à moi aussi d’ailleurs.

    de la dark electro pop from Sweden qui me ramène facilement, par la particularité de sa voix aux uniques kate bush ou cindy lauper (explosions et restless notamment) version new wave.

    bel univers musical à découvrir, visuellement doublé d’un beau brin de roseau fraîchement androgyne dans la glace nordique (voir clip wildchild)

    merci bbx ! #youmakemyday

  2. timide says:

    Et puis, Karin Park, excellente electro-pop pour arrêter de fumer …

    Bisou@BBX <3

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