LFSM16_ MOLLY_NILSSON_Photo02_HD_Rafael_Perez_Evans

La découverte musicale de la semaine : Molly Nilsson

Un nouveau nom à retenir cette année, c’est celui de la suédoise Molly Nilsson, ou le visage inconnu de la pop minimale suédoise. En concert les 19 et 20 mars prochain à l’Institut Suédois, dans le cadre du festival Les Femmes S’en Mêlent.

La Suède on l’aime pour ses suédoises (évidemment), pour son cinéma (Bergman, etc.), ses paysages surréalistes et depuis quelques années, pour sa musique. De Robyn à Lykke Li, en passant par Little Dragon, Nina Kinert, Miike Snow ou encore First Aid Kit, la Suède a de la musique a revendre, en atteste le festival de musiques actuelles suédoises ÂÄÖ, qui depuis deux ans, fait bouillonner les salles de concert parisiennes aux couleurs de la Suède.

Molly Nilsson on la découvre vraiment en 2012, quand le clip de sa reprise de Hey Moon, du fameux John Maus, est mis en lumière sur la Toile. Les spécialistes acclament la bête, en plein recyclage musical des années 1980 -qui n’en finit pas, pour notre plus grand plaisir- cette pop minimale froide aux textes mélancoliques tombe à pic. Pourtant Molly Nilsson n’est pas née de la dernière pluie car History, qui sort en 2011 sur son propre label Dark Skies Association, n’est autre que son… quatrième album. Et détrompons-nous vite, Hey Moon, c’est elle qui l’écrit en 2008 pour son album The Things Take Time. Ce n’est que plus tard que Maus fait appel à elle pour reprendre sa chanson et l’inviter à la partager sur son album We Must Become The Pitiless Censors of Ourselves (2011).

Comme tout droit sortie d’un des premiers films de David Lynch, Molly Nilsson a ce petit quelque chose dans le carré blond trop parfait, les lèvres rouges trop dessinées et le regard à la fois trop franc et trop fuyant qui intrigue et fascine. Aujourd’hui basée à Berlin, Molly Nilsson, c’est un peu comme une bougie allumée dans une chambre noire. Au regard de I Hope You Die, un de ses titres phare ou encore de 8000 Days ou You Always Hurt The One You Love, Nilsson couvre d’une voix grave, presque éteinte, des nappes de synthé et une tournerie rythmique minimaliste très 80s qui font du bien aux oreilles. Et au fil de ses quatre albums et de ses vidéos “faites maison”, la suédoise réussit le difficile pari, à l’image de pointures comme Tears For Fears ou Talk Talk, de transformer une tristesse, une mélancolie, une solitude quasi mielleuse en des morceaux élégants, à l’univers froid, compact et maîtrisé mais toujours teinté d’une chaleur profondément humaine. En attendant le cinquième album, Molly Nilsson est en tournée et sera sur la scène de l’Institut Suédois les mardi 19 et mercredi 20 mars, dans le cadre du festival Les Femmes S’en Mêlent.

 

 
Adeline

Be Sociable, Share!

2 Comments

  1. Zoranette says:

    Egalement le 22 mars à la Barakason de Rezé en Loire Atlantique, une salle où vous pouvez facilement cotoyer les artistes !

  2. timide says:

    sympa mais pas facile à attraper, MOLLY NILSSON n’est pas sur deezer.

Leave a Comment

*