porno

Qu’en est-il du porno lesbien en 2013 ?

il y a quelques mois, en novembre plus précisément, était mis en ligne le “premier site x par et pour les femmes”, nouvelle création de l’industrie porno française : DorcelLe.

Tiens tiens ? Rien que ça. Il a suffit d’un énième sondage IFOP pour que l’on s’aperçoive que les femmes aiment le sexe, accessoirement le porno et qu’en plus de ça, elles se masturbent devant. Comme les mecs, quoi. Avec le lancement d’un site 100% porno féminin, on peut se dire avec un ton non dénué de sarcasmes que c’est bien, on se rapproche, ô égalité quand tu nous tiens.

Pour en faire une rapide description, le site Dorcelle est pour une lesbienne aussi profond et intéressant que peut l’être le site adopteunmec. De la chronique à gogos, des promos pour de la lingerie et des sex-toys, des conseils sexos (hétéro cela va sans dire). En bref on se doigte quand ? La réponse se trouve dans les vidéos (très limitées) de la catégorie “entre filles”où si vous aimez les scènes cucul la praline costumées, les orgies mixtes et les trentenaires sexuellement désorientées enfilant des perles entres deux coups d’index, alors vous allez kiffer. Sérieusement, c’est ça la sexualité que l’on propose aux lesbiennes dans ce genre de site ? Super.

Il est évident que le public féminin visé est ici en grande partie hétéro mais il aurait fallu rappeler à ces demoiselles créatrices du site qu’il en faut pour tous les goûts. Aux dernières nouvelles, les lesbiennes sont aussi des filles et pas qu’une minorité dénuée de libido. Le porno (féminin) a toujours fait couler beaucoup d’encre mais la question que je me pose est simple : Il est où le “dyke porn” ?

Le porno de gouines par les gouines et pour les gouines ? Bien sûr, on a Emilie Jouvet, figure incontournable du porno lesbien français, mais sinon? Pourquoi le web dégorge t’il d’un nombre incalculable de sites de Q, dôtés de toutes les catégories possibles et inimaginables (surtout inimaginables, ce qui rend la

chose encore plus addictive pour les intéressées) sans qu’un “espace” ne soit vraiment dédié aux lesbiennes ? Il existe bien sur des sites pas forcément dégueu, une sorte d’X-art lesbien, un porno indépendent (alt porn) où l’on peut approximativement trouver son compte, seulement il faut soit lâcher de la thune soit s’exciter sur un trailer érotique de 50 secondes. Frustrant, mais pas que.

Si effectivement l’alt porn peut considé-rablement relever (en partie) le niveau du porno féminin, il ne s’adresse encore une fois qu’à des spectatrices bien précises. Ces sortes de SuicideGirls, tatouées et percées, issue au départ d’une culture punk/goth underground et bien qu’attrayantes pour la plupart (restons polies) ne sont là encore qu’une infime partie de toutes les branches dont le porno peut être dérivé. Dans tous les cas, tout le monde ne trouve pas son compte.

Le porno masculin est tellement plus simple. Plusieurs sites, un clic et une myriade de vidéos, gratuites, libre d’accès et parfois même téléchargeables. Problème réglé. Pas de courrier du coeur ou autres chroniques psycho-sexuels en page d’acceuil. Ces personnes qui semblent se préoccuper du plaisir féminin semblent oublier que le porno n’est pas uniquement destiné à nous vendre du rêve à tout prix mais à nous exciter au point d’en jouir. That’s all. Et puis, c’est toujours le même débat, les femmes sont des créatures fragiles avec des sentiments, des godes et une prédisposition aux mouvements de caméra chiadés et aux effets de style. Ahem.

La culture porn lesbienne, bien qu’omniprésente sur le net, reste toujours perçue du point de vue masculin : deux filles féminines qui s’excitent avec leurs doigts manucurés afin de recevoir LE mâle. Alors petite réalisatrice, réveille la gonzo qui est en toi, prends ta caméra et livre nous du BON porno lesbien. Que ce soit de l’amateur ou du plus recherché, avec un petit scénario à a Lena Dunham (Cf : la série Girls) ou pas de scénario du tout, du snuff ou du plus soft, excite nous bordel !!

An SI

Article tiré du Fanzine #15

 

modèle photo: Sand Cactaceae

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8 Comments

  1. EnidB says:

    Huh, du snuff ? C’est vraiment ce que vous vouliez dire ?
    Je vous suis mille fois pour du Gonzo ! Mais torture et meurtre non simulés, sérieusement ? :/

  2. Lizzie says:

    Mais… vous connaissez the Crash Pad Series?
    http://crashpadseries.com/queer-porn/

  3. telvanni says:

    EnidB, un peu de second degré, je suppose que snuff dans ce contexte est à interpréter comme “violence réelle ou réaliste”. Oui le mot est une putain d’hyperbole si on parle de violence consentie, et c’est pas moi qui ai écrit l’article mais je pars du principe qu’il faut le prendre comme ça!

    J’en veux moi de la violence consentie ;-)

  4. toupiette says:

    Un site qui pourrait vous plaire les filles :)
    http://www.lesbea.com/tour/index.php

  5. An Si says:

    Effectivement, il y a une touche de second degré ;-)
    Personnellement, je ne suis pas spécialement partisane de la violence sexuelle (même simulée) mais le snuff à lui aussi son public, donc pourquoi pas ? J’imagine que pour des personnes excité(e)s uniquement par du sexe violent, mater un gonzo doit s’apparenter à une torture visuelle, (parce que trop soft).
    Et merci pour les liens, c’est toujours bon à prendre !

  6. telvanni says:

    Ben ça y est, là tout d’un coup je suis choquée de lire “le snuff a aussi son public donc pourquoi pas”.

    Oui alors bon, si le snuff a son public, c’est tout à fait justifié de ramasser une fille pauvre de l’autre côté d’une frontière (le Lichtenstein par exemple vu que le Mexique est un peu loin), violons-la, exécutons-là, diversifions nos activités avec un peu de pornographie enfantine et hop on trouvera en effet un public.

    D’ailleurs sur les sites porno mainstream, il y a de nombreux films notamment japonais qui montrent des viols collectifs entre adolescentes en uniforme d’écolières, qui maltraitent une autre ado. Donc le public masculin en tout cas est là (car moi là ça me dépasse quand même, même consenti, la simulation que la violence est non consentie c’est hors de mon horizon d’excitation) et je ne vais pas faire d’angélisme envers les femmes il y a sans aucun doute des nanas que ça branche, et encore plus seraient branchées si ces vidéos étaient un peu plus orientées lesbiennes.

  7. An Si says:

    J’ai beau me relire, je ne me vois pas faire une propagande excessive sur les snuffmovies. Si j’ai utilisé le terme “Snuff” c’était pour l’opposer à une catégorie plus soft, le “gonzo”. Personnellement aussi je trouve le snuff immoral et dégradant pour la femme mais le fait est que cela reste une catégorie pornographique au même titre que les “Gangbangs”, les fans d’amputations, de BBW, de bondages et autres. Chacune est libre de s’exciter avec ce qu’elle veut ;-)

  8. timide says:

    Lol !

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