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La découverte musicale de la semaine : Easter

S’il y a un nom à noter dans un coin de son carnet, en ce début d’année, c’est bien celui d’EASTER.

Non, ce n’est pas Pâques avant l’heure, simplement le nom de scène qu’ont choisi Stine et Max. Easter, et non Maxine, leur alter égo, qu’ils gardent pour l’intimité, l’imaginaire. Max et Stine ne font qu’un, à la vie, comme à la scène, et ça se sent. Avec un deuxième album, The Softest Hard, sorti en janvier, Easter s’affirme comme un duo incontournable de la scène berlinoise. Portrait.

“Je vois des champignons qui naissent de crevettes” est sans aucun doute la phrase qui peut le mieux résumer le délire musical d’Easter. Stine vient de Norvège, Max est allemand. Ils se rencontrent autour d’un bol de nouilles chinoises dans Berlin Est. Le coup de foudre est immédiat et depuis, ils ne se quittent plus. La musique vient ensuite naturellement.

Un premier album, Ur A Great Babe, sort en 2011. Un deuxième, The Softest Hard, vient de sortir. Quand on leur demande de réfléchir à ce qu’ils font : “notre musique est en dehors de tous les genres existants mais reste un reflet fidèle de l’ambiance actuelle et de ce qui se fait depuis quelque temps : une façon zen de concevoir le son”. Le zen, il est clair qu’à l’écoute de leur musique, on le ressent forcément. Et du zen découle quelque chose de très “cool”, un espèce de flegme dans le flow, une tension dans le beat qui capte directement l’auditeur. Ou pas. Avec Easter, on accroche, ou on accroche pas. Mais c’est aussi ça qui fait l’étoffe des vrais artistes et aujourd’hui, la mondialisation de l’industrie musicale permet aux extrêmes de trouver leur place.

Oui, Easter est extrême car, ce duo d’aliens de la musique nous ouvre un monde de l’intérieur, celui de leur alter égo, Maxine androgyne et surréel, “le symbole d’une harmonie parfaite, le Clan du Feu, un Portail d’Activation Galactique“. Et c’est avec beaucoup de sincérité qu’ils nous le servent ce monde imaginaire, entre bébés aliens, champagne, protéines de soja et perles de tapioca. Easter a la coolitude de l’étrange, de ce qui fascine ; Easter incarne à la perfection un mouvement très actuel : mélange esthétique de dance et de R&B recyclés, allié à un son soft et sec, entre dream pop et électro psychédélique. En écoutant leur musique, on se rend également compte que Stine Et Max, en plus d’être de grands artistes, sont aussi de gros mangeurs.

Ce qu’ils font quand ils n’ont pas la tête plongée dans leur musique ? Ils mangent. Leur QG à Berlin ? “La Femme pour ses délicieuses pommes au four Kumpir” et c’est à croire que de nourriture, ils pourraient parler pendant des heures. ” C’est fou, tu as le choix entre 16 garnitures et tu peux même les avoir toutes en même temps. Alors c’est clair que ça va te déchirer la gueule, mais ça en vaut la peine, puis c’est cool, ça te fait ton repas de la journée“, confient-ils. La question que tout le monde se pose, couple sur scène, couple à la vie ? Rien n’est moins sûr. Conscients d’être en phase de devenir des icônes gays d’ici et d’ailleurs, pour eux “être une icône gay ou lesbienne serait une bénédiction. Être hétéro, aujourd’hui, est dépassé.” Le message est passé.

Liens : premier album en écoute ici, le deuxième album ici 

Adeline

Rag

D.A et programmatrice des soirées Wet For Me et Barbi(e)turix, Rag manie les platines aussi bien que les mots. Twitter : @Raagg

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5 Comments

  1. Djou says:

    Notez que le 1er lien Easter renvoit sur un autre groupe qui porte le même nom

  2. rag says:

    c’est corrigé !

  3. timide says:

    cool, merci !

  4. lolo says:

    C’est en lisant votre article sur le best-of musical 2013 que je découvre Easter un peu en retard, mais je n’ai qu’un seul mot : J’adoooore !

  5. lilbert says:

    L’album the softest hard est sorti le 20 décembre 2012, de quel nouvel album on parle ?

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