Foxfire

LES SORTIES CINÉ DE LA SEMAINE

 Spécial films d’ados.

 

FOXFIRE

Confessions d’un gang de filles

Pour son second long-métrage, Laurent Cantet s’attaque à l’un des romans les plus intenses de Joyce Carol Oates.  À la fin des fifties, dans une petite ville ouvrière du Nord des Etats-Unis, un groupe d’adolescentes créent FOXFIRE, un gang, une réponse autant qu’une vengeance au machisme ambiant, aux agressions et au harcèlement dont elles sont victimes tous les jours, sexe faible oblige.

Plus qu’un soulèvement contre l’ordre patriarcal, les adolescentes se rebellent contre les interdits et les tabous que leur impose leur sexe. Les Foxfire sont féministes sans le savoir et tirent d’un ras-le-bol la force de désobéir.

Une brochette d’actrices débutantes donne vie aux personnages du roman sans qu’aucune n’en éclipse l’autre. C’est que Cantet, plutôt que de s’attarder sur des effets de mise en scène immisce sa caméra entre les corps, suis les regards, s’étend sur les petits gestes, captant dans le jeu de ses actrices l’intensité et la dynamique d’un groupe soudé.

C’est sur fond marxiste (la menace du communisme, angoisse des personnages masculins du roman) que se construit peu à peu une vie en communauté, dont Legs, leader incontesté et force magnétique du groupe, devient la matriarche, adoptant toujours plus de jeunes protégées.

Plusieurs journalistes ont vu dans cette admiration inconditionnelle pour Legs le reflet d’une homosexualité latente. Point de saphisme là-dedans!  Si les filles de Foxfire désirent Legs, c’est que toutes voient en elle la liberté, le refus de se soumettre, la fureur de vivre, la FLAMME. Elle incarne cette envie de fusionner, de vivre ensemble, de recréer une cellule familiale. Plus qu’un désir amoureux, c’est surtout une attraction collective vers un noyau. Toutes gravitent autour de celle qui  est  depuis le début l’épicentre de la rébellion.

Mais cette adoration pour Legs déclenchera aussi chez les filles jalousie, rancoeur et désunion. C’est bien cette fragmentation du désir qui les mènera à la séparation. Plus qu’une fracture idéologique, c’est la convergence du désir vers une seule personne, devenue gourou sans le vouloir, qui entraîne Foxfire à sa perte.

La daube de la semaine : LE MONDE DE CHARLIE

Le souci quand on a une soeur de 16 ans hétérosexuelle c’est qu’on doit se taper tous les films avec Ezra Miller. C’est donc sans trop d’enthousiasme que je suis aller voir Le monde de Charlie, sempiternelle fable adolescente sur la difficulté à devenir adulte, parsemée de clichés psychologisants et nappée d’une bande-son horripilante de ballades rock d’un autre âge.

Charlie est mal dans sa peau, il a des angoisses, des visions. Il n’a pas d’ami.

Évidemment Charlie est aussi un peu surdoué, avale les livres par dizaines et se passionne pour l’écriture de son journal intime (cliché#1).Quand Charlie rentre au lycée il fait pourtant la rencontre de Patrick, un jeune gay loufoque (cliché#2) et Sam sa demi-soeur, rebelle au grand coeur, qui nous est présentée comme une amatrice de bonne musique (cf une fille qui écoute du rock est forcement une fille à part) mais qui n’est pas foutu de reconnaître David Bowie quand il passe à la radio. (“we coule be heroes”, parce qu’on aime bien quand les paroles des chansons font écho au scénario du film -cliché#3)

Charlie va dès lors sortir lentement de sa coquille (cliché#4), et le petit autiste va s’intégrer doucement à un nouveau groupe d’ami, en prenant de l’acide en soirée et en préparant des compils’ pour sa nouvelle target (cliché#5), la précieuse Sam qui porte d’affreux serre-têtes pendant tout le film (peut-on seulement être désirable avec un serre-tête dans les cheveux? je vous le demande)

Oui mais! Comme il faut bien quelques complications, Charlie redevient d’un coup un petit abruti d’Asperger et se met tous ces amis à dos. Voilà que les angoisses réapparaissent et que le fantôme de sa tante adorée revient le hanter. Charlie est plus que jamais seul face à lui-même et en plus tous ces anciens copains vont partir à l’Université et lui va rester seul seul seul à écouter du rock fm dans son neighborhood déprimant.

Je ne vous dévoile pas la fin, mais en gros on apprend que Charlie s’est fait abuser par sa tante quand il était petit (ah bah si, je viens de vous dévoiler la fin – AU TEMPS POUR MOI-). Enfin il faut le deviner parce que le méchant mot “viol” n’est jamais prononcé (cliché#6), c’est un film pour adolescente de 16 ans quand même.

Bref, courrez voir Foxfire, elles au moins ont fait tomber le serre-tête!

Lubna

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8 Comments

  1. Ather says:

    Bonsoir. Permettez-moi de réagir à votre critique du film “Le monde de Charlie”. Non pas que je considère que vous n’avez pas le droit de ne pas aimer un film, chacun ses goûts,comme on dit. Mais de là à critiquer un film comme celui-là avec des arguments aussi primaires que les vôtres, il ne faut pas déconner.
    Vous n’avez pas aimé Le monde de Charlie, c’est votre droit. Mais spoiler la fin qui est, de loin, le point clé de tout le film, est vraiment honteux. Mais bon, passons, loin de moi l’idée de m’enflammer contre un soi-disant critique ciné amateur.
    Vous dîtes, en premier lieu, que Charlie “se passionne pour l’écriture de son journal intime (cliché#1″. En quoi cela est-ce un cliché d’écrire des lettres symboliques à son meilleur ami qui s’est suicidé en se tirant une balle ? (si vous ne vous rappelez pas, Charlie le confie à Sam lors de leur première soirée). Cela ne relève donc absolument pas du cliché mais révèle bel et bien la sensibilité du personnage. Ecrire un journal intime peut paraître effroyablement kitsch, c’est vrai, écrire à son meilleur ami décédé pour le sentir toujours proche relève d’une autre question que le cliché. N’oublions pas que c’est un ado profondément perturbé qui a besoin de sentir des repères, et donc son seul ami toujours proche de lui. Remarquez qu’au fur et à mesure qu’il sent aller mieux tout au long du film, ces lettres diminuent progressivement (sommes-nous toujours dans le cliché ou, au contraire, dans la recherche d’insuffler une bouffée d’humanité au protagoniste?).
    “Charlie redevient d’un coup un petit abruti d’Asperger et se met tous ces amis à dos”. Décidément, j’avoue hésiter entre pleurer ou rire devant une critique qui devient lamentablement plus mauvaise au fur et à mesure qu’on la lit (mon amour pour le cinéma s’en voit blessé…). Est-ce une opinion personnelle sur les Asperger que vous énoncez là ? MON DIEU, s’agirait-il d’un cliché que vous-même venez de citer dans votre article, vous qui les critiquez si vivement dans le film ? Cela ne fait que confirmer ce que je savais déjà avant d’écrire ce post: vous n’avez rien compris au film. Ce n’est effectivement pas “d’un coup” qu’il redevient cet “abruti d’Asperger” (l’expression m’horripile je ne sais pas ce que vous avez pris pour écrire ce genre de choses), mais après avoir fait un geste (embrasser Sam devant sa copine et le copain de Sam) que ses amis décident de prendre leur distance avec Charlie. Il se retrouve donc à nouveau seul, ce qui explique que les pensées négatives reviennent et qu’il se renferme à nouveau sur lui-même.

    “Enfin il faut le deviner parce que le méchant mot « viol » n’est jamais prononcé (cliché#6)” Faux faux faux et archi faux !!! En quoi ne pas le prononcer est-ce un cliché ?? Pensez-vous réellement qu’un film traitant de l’homosexualité, du suicide, de l’abus d’enfants, du viol, de la dépression, de la drogue (et j’en passe), soit vraiment soucieux de ne pas rendre audible ce qui traumatise Charlie ? Effectivement vous avez vu juste mais pas dans le bon sens (bon, c’est déjà un premier pas): Il faut le deviner ! Mais quel effort insurmontable… Comme vous le dites très justement, le mot n’est pas prononcé. Si je ne m’abuse, cela s’appelle… le suggérer, ce qui est également une façon de donner au sujet un impact encore plus grand car il revient au spectateur de s’imaginer la scène (il n’a pas le choix, elle-même est suggérée et coupée) et d’y mettre, de lui-même, ce fameux mot “viol”, ou “pédophilie”. C’est bel et bien volontaire…
    Un film pour adolescentes de 16 ans… Honnêtement, c’est lamentable. Vous avez parfaitement le droit de ne pas avoir aimé le film. Mais par pitié, ne l’aimez pas pour des raisons au moins un peu plus poussées que celles que vous énoncez qui ne sont, en fin de compte, qu’une critique en surface des clichés que le film reprend VOLONTAIREMENT pour, au fur et à mesure, les casser un à un. En fait, votre critique passe complètement à coté du film.

  2. Lubna says:

    Cher Ather,

    Je ne me lancerai pas dans un débat sur ce film, que je juge mineur, d’une faiblesse cinématographique rare et d’une platitude sidérante. Je juge que les thèmes abordés, pourtant complexes (le viol, le suicide, l’autisme), ne sont que survolés et traités de façon simplifiée et horriblement aseptisée. Le monde de Charlie est un film poseur qui n’atteint jamais les ambitions qu’il poursuit.

    Que vous ayez été touchée par ce film, soit, mais il me semble que votre implication émotionnelle vous aveugle sur la pauvreté et la banalité du propos.

    Rebelles en carton pâte, personnages prototypiques, anticonformisme de comptoir, le tout soutenu par une intrigue conforme à l’image de l’ adolescence telle qu’elle est marketée dans le monde du divertissement, à savoir une jeunesse marginale (homo, amateur de rock, jeune à problème) qui se cherche…
    Tous ces éléments me poussent à dire que oui, le film s’adresse à un public ado peu cinéphile et emprunt à s’identifier à des figures formatées. On est dans l’anticonformisme vendeur et racoleur.

    Je précise également que la phrase “Charlie redevient d’un coup un petit abruti d’Asperger et se met tous ces amis à dos” est une boutade qui tend à singer la simplicité aberrante du retournement de situation.

    A titre de comparaison, je vous engage à regarder Mysterious Skin de Gregg Araki qui interroge le traumatisme de la pédophilie de façon beaucoup plus complexe et frontale, mais encore faut il se confronter à des images qui, au lieu de nous conforter dans des émotions communes, nous dérangent et créent le malaise.

    bien à vous,
    et de la distance critique

    Lubna

  3. Marion says:

    Si je peux me permettre,
    “mais qui n’est pas foutu de reconnaître David Bowie quand il passe à la radio. (“we coule be heroes”, parce qu’on aime bien quand les paroles des chansons font écho au scénario du film -cliché#3)”
    Je pense que dans les années 70, si on vit au USA et qu’internet n’existe pas, et que David Bowie est anglais, il reste difficile d’utiliser Shazam ou d’aller sur Youtube pour écouter du David Bowie. Les moyens ne sont pas les mêmes, et Sam le dit à un moment lorsqu’elle dit qu’elle écoutait avant le “Hit Parade” (qui emploie cette expression actuellement ?). D’autant plus que c’est l’expérience du temps qui a rendu David Bowie.

    “nappée d’une bande-son horripilante de ballades rock d’un autre âge.”
    Je trouve que la bande son fait appel à des classiques simples mais efficaces, et dont certains intemporels (David Bowie en fait parti, mais aussi Come on Eileen des Dexy’s Midnight Runners… etc..).

    “la précieuse Sam qui porte d’affreux serre-têtes pendant tout le film (peut-on seulement être désirable avec un serre-tête dans les cheveux? je vous le demande)”
    Je ne peux qu’approuver.

    “Je ne vous dévoile pas la fin, mais en gros on apprend que Charlie s’est fait abuser par sa tante quand il était petit (ah bah si, je viens de vous dévoiler la fin – AU TEMPS POUR MOI-). Enfin il faut le deviner parce que le méchant mot “viol” n’est jamais prononcé (cliché#6), c’est un film pour adolescente de 16 ans quand même.”
    Franchement j’ai trouvé que la fin était bonne, même si les flashbacks sont trop récurrents dans le film. J’aurais pas imaginé qu’il avait été abusé par sa tante, et je trouve que ça reste assez hard pour remonter la banalité du film.

    “Je juge que les thèmes abordés, pourtant complexes (le viol, le suicide, l’autisme), ne sont que survolés et traités de façon simplifiée et horriblement aseptisée.”
    Je pense que c’est le but, effleurer succinctement ce qui occupe la vie de ces adolescents, et brièvement faire un état des choses sur une période définie. Construire une histoire sans s’attacher sur l’un des traumas présentés, tout en illustrant à chaque fois d’un exemple (la romance gay entre le joueur de baseball et Ezra Miller, la défonce de Charlie lorsqu’il finit à l’hôpital, le viol incestueux… etc.)
    Il n’y a pas comme but ici de montrer en profondeur les traumas de la pédophilie, de l’inceste, du viol, de l’homosexualité refoulée dans les années 70… etc. mais de toutes les présenter sans aller au fond. C’est un choix mais je ne pense pas que ça dessert le film.

    “Tous ces éléments me poussent à dire que oui, le film s’adresse à un public ado peu cinéphile et emprunt à s’identifier à des figures formatées. On est dans l’anticonformisme vendeur et racoleur.”
    Je pense que par définition l’anticonformisme n’est pas formaté, sinon ce n’est pas de l’anticonformisme. Je tiens à souligner que ce n’est pas le genre de figures auxquelles s’attache un public d’ado ; selon moi, la majeure partie des ados vont plutôt voir des trucs on ne peut plus stupides du style American Pie, Lolita machin-truc, ou pire Twilight… ce genre de chose. Oui ça reste vendeur de parler d’une rébellion-mais-pas-trop, racoleur même. Mais parce que c’est souvent ce que la minorité restante des adolescents font, une rébellion-mais-pas-trop, il faut rester dans un thème dans lequel le public peut se reconnaître.

  4. timide says:

    belle critique. plutôt instructif, merci. :-)

  5. Tomate Verte says:

    Intriguée par l’article, et les commentaires romans-fleuve, j’ai téléchargé “le monde de charllie” et tente en ce moment de le regarder.
    Ah ! 13e minute : Serre-Tête vient d’arriver ! d’une rare fadeur effectivement.
    25e minute : elle a enlevé son serre-tête !! (là Lubna s’était endormie) : Ouh la la, j’ai chaud !
    28e minute : Serre-Tête joue à Isadora Duncan en décapotable en écoutant Bowie (désolée, Marion, mais Bowie était célèbre aux USA dès 1973).
    37e minute : ah une phrase intéressante : “pourquoi sort-on avec les mauvaises personnes ?” Réponse du prof : “on accepte l’amour qu’on pense mériter”. Je demanderai à ma psy ce qu’elle en pense.
    40e minute, j’en peux plus, je craque ! De toute façon, Ather a raconté tout le film (pas mal dans son genre comme spoiler !), alors j’arrête et je me repasse ma VHS de Grease !!

  6. MARC0 says:

    Le temps de la catégorisation définitive d’une œuvre (ce mot n’est pas approprié pour ce film) est révolue.
    Si on fait une analyse démographique, ce film est :
    - une bouillie insipide pour les 20/35 ans de notre génération actuelle (d’accélération de la décadence)
    - un chef d’œuvre du cinéma pour les 10/18 ans (plus post ados retardés) qui n’ont pas de point de comparaison (vue le flux de sortie de film qui rappelle une gastro)
    - un beau film pour 40/55 ans dont l’ego a été flatté par le seul fait qu’on ait titillé leur nostalgie mélancolique et romantique.

    Ce qui est bien pour Hollywood parce que c’est deux derniers groupes sont les plus gros consommateurs de cinéma à 10 balles la place et n’ont guère plus ou pas encore à ce soucier de l’impératif de production c’est à dire la problématique de la survie immédiate (avec 10 balles je mange toute la semaine).

    Ce qui est assez marrant car la question sociale est purement effacé des 106 minutes (interminable) parce que c’est pas assez subversif “les pauvres” sur tout pour un pays qui compte 60 millions (sur 300 millions, excusez du peu) de travailleurs précaires, immigrés clandestins, chômeurs, sans-domiciles et dont le seul acte social de l’état et de donner des tickets de rationnement alimentaire selon l’urgence (trop généreux).

    Ce qui est irritant c’est que ce teen movie se veut être une pâle copie surgelé version leader price de la vague anti-moraliste et néo-trash portée par Bret Easton Ellis avec pour seul accomplissement ultime l’apologie de la drogues (3scènes), le sexe de plus en plus tôt chez les lycéen et la victimisation misérabiliste de l’homosexualité. (très profond)
    Seule bonne note pas de propagande de l’industrie du tabac ouf sinon la c’était le grand schlem.

    Et la fin on sent la pétoche, d’un film fait pour flatter les mures et séduire les immatures, d’évoquer la pédophilie donc youpla badaboum je te saute le sujet j’arrive à l’asile pour éviter de laisser un arrière gout dégueulasse à ceux qui aurait du être séduit par les précédentes apologies (sexe, drogue, sexe… tout ne tourne que sur çà chez les ados c’est bien connu).
    Du décalquage au feutre dégueulasse de Greg Araki, Ellis. Happy end quand même à la fin après 10 minutes d’enchainement de séquences de 2 secondes insignifiantes que tu dois replacer dans le film pour faire croire qu’on découvre un secret important.
    De l’enfumage de trouillard, de l’illusion qui flatte l’ignorance, pot pourri pour décérébré.

    Tout est basé sur le physique des jeunes auquel on doit tous s’identifier puisqu’ils ont pris la peine d’élargir la palette tout en restant dans le stéréotype.

    Pourquoi prendre des risques quand Hollywood sait qu’il peut gagner à tous les coups ?

    Merci de m’avoir lu, j’espère qu’on se sera compris.

  7. Léna says:

    Bonjour,

    Je me permets de réagir à ton texte un peu violent à mes yeux.
    Je précise que je suis diagnostiquée Asperger et j’ai vu le film sans savoir de quoi cela parlait et en pensant me manger un bon gros navet américain.

    Je suis d’accord avec toi qu’il véhicule pas mal de clichés édulcorés car c’est avant tout un film destiné aux adolescents MAIS c’est aussi un des rares film ‘grosse production’ qui traite du sujet de l’autisme de haut niveau et qui je trouve, le fait bien. Je suis consciente que les comportements des autistes asperger sont compliqués à comprendre et à expliquer aux autres (j’en fais les frais tous les jours), mais je ne peux pas tolérer des phrases du genre : “Charlie redevient d’un coup un petit abruti d’Asperger et se met tous ces amis à dos” car les aspergers sont vraiment bien loin d’être des abrutis.
    Je précise aussi en tant qu’asperger, j’ai du mal à comprendre le second degré, peut être en était-ce de ta part.
    Ce film a le mérite de s’intéresser à la logique des autistes, à mettre en scène des situations que nous vivons quotidiennement et les souffrances que cela entraîne, loin du cliché Rain Man. Après chacun ses goûts, je peux concevoir que ce film t’a emmerdé au plus haut point mais ce n’est pas une raison pour être aussi catégorique sur ces personnes qui, s’y tu t’y intéresse d’un peu plus près, peuvent être d’une richesse infinie.

    Léna

  8. Stay says:

    Il est GENIAL, ce film ! Excellent !!
    Logan Lerman est super dedans. Il est touchant, et on se fait facilement absorber dans son “Monde de Charlie”.
    J’aime sa façon de s’ouvrir, se révéler, et la dernière scène, forte.

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