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Clôture du Festival Chéries-Chéris

La 18ème édition du Festival Chéries-Chéris s’est terminée hier soir dans la salle 500 du Forum des Images et s’est fêtée au Tango. C’est toujours un peu avec tristesse que chaque édition du festival se clôture, mais aussi avec plaisir de voir des films et des cinéastes récompenséEs pour leur engagement et leur créativité.

Le Festival, ce n’est pas seulement 140 films et une quinzaine de documentaires, c’est aussi mais surtout le rassemblement culturel et cinématographique de la communauté LGBTQI et de leurs amiEs : c’est la sensation, pendant dix jours d’appartenir à une grande famille désireuse de permettre à des talents méconnus et à des cinéastes de s’exprimer. Une grande famille qui depuis 18 ans met tout en œuvre pour rendre ce festival, créatif, diversifié, festif et accessible à toutes et à tous. Chéries-Chéris a l’audace des grands festivals cinématographiques mais l’humilité d’un Festival qui donne la parole à des talents divers pour s’adresser à un maximum de personnes. Il est également un rassemblement intime et chaleureux, et certainement politique par essence.
Cette année, l’admirable présidente Pascale Ourbih et le jury riche en personnalités (Catherine Corringer, Rossy de Palma, Stéphanie Michelini entre autres) ont remis les prix Chéries-Chéris à plus de films que prévus :

Le Grand Prix Chéries-Chéris du Film Documentaire a été remis au film LES INVISIBLES réalisé par Sébastien LIFSHITZ ;

Le Prix Spécial du Jury du Film Documentaire a été remis à deux films : PÊCHE MON PETIT PONEY de Thomas RIERA et ORCHIDS, MY INTERSEX ADVENTURE* de Phoebe HART (coup de cœur personnel <3) ;

Le Grand Prix Chéries-Chéris du Court Métrage : FOOTING de Damien GAULT ;

Le Prix Spécial du Jury du Court Métrage : MASCARADE d’ Alexis LANGLOIS ;

Le Prix du très Court Métrage (moins de 5′) : P.A. de Sophie LALY ;

Le Prix d’Interprétation a été remis à trois acteurs : Guillaume GOUIX et Matila MALLIARAKIS dans HORS LES MURS de Davis LAMBERT et Ohad KNOLLER dans YOSSI d’Eytan FOX ;

Le Prix Spécial du Jury a été remis au film MIA* Javier VAN DE COUTER ;

Et enfin, le Grand Prix Chéries-Chéris a été remis au film FACING MIRRORS de NEGAR AZARBAYJANI.

Plus de films que prévus parce qu’il est sans doute difficile de faire un choix face à autant de diversité et de créativité. On retiendra sans doute la multiplicité des thèmes des films. Pour ma part, je suis ravie que le film Orchids, My intersex adventure ait été primé parce que le sujet n’est encore que peu connu du grand public et a toute sa place dans ce festival.

Tout cela s’est finalement clôturé par le film UNA NOCHE de Lucy Mulloy qui sortira prochainement en salles.
Par ailleurs, certains de ces films sortiront aussi ou passeront sur les petits écrans. Pour le moment, on espère que certains soient distribués et que d’autres continuent d’être projetés dans les festivals.
Chéries-Chéris a le mérite d’être l’un des seuls festivals à promouvoir des talents cachés, ou des revendications encore trop invisibilisées. Il est le festival LGBTQI à ne pas manquer chaque année !
C’est avec impatience maintenant que nous attendons la prochaine édition !

Sarah

*Les films documentaires et le film Mia du festival Chéries-Chéris feront très prochainement l’objet d’un article rétrospectif sur Barbieturix.

Sarah

Sarah parle de cul et d'amour mais aussi de bouffe vegan, de genre et de féminisme. Passion vélo et gingembre addict. Nouvellement vidéaste, elle espère flooder la toile de sa vision du porno. Twitter : @sarahdevicomte

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3 Comments

  1. Marina M says:

    Étonnée que “Mascarade” a gagné comme court metrage… il y avait 3 films de qualité beaucoup superieure.
    Mais après le “L’Origine de la Vie” ou quelque chose comme ça, j’ai eu l’impression que on peut faire n’importe quoi comme court metrage et il sera sur l’écran de Chéries-Chéris.

  2. Sarah says:

    L’origine du monde tu veux dire? :) Oui c’était intéressant aussi. Je ne pense pas que le Festival projette n’importe quoi comme court métrage; le but c’est d’aussi promouvoir des personnalités singulières ou des films originaux. L’abstrait est difficile à comprendre et j’avoue avoir eu un peu de mal, cependant, certains films parlent à certainEs et ne parlent pas à d’autres. c’est le jury qui fait son choix, donc cela dépend de leur préférences mais surtout de leurs attentes. Ce que j’aime bien dans ce festival c’est que justement, parfois, les prix donnés à des films sont innatendus. Après, chacunE ses gouts et ses préférences en matière de cinéma je dirais.

  3. timide says:

    bien, j’abonde dans le sens de Barbi(e)Sarahturix ;-)

    parce que si j’observe (ces deux dernières années) les diverses programmations des festivals de type cinéfable-paris, désirs désirs-tours, cinéqueer-nantes … il est très vite aisé de constater que les matériaux se veulent plutôt rares à la production (et donc à la diffusion), avec surtout une carence française flagrante en ce qui concerne ce genre audiovisuel spécifique.

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