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Gaypride Gouine comme un Camion

Samedi 30 juin, 18h. Je remonte le boulevard Saint-Michel en courant, je sors dutravail mais je veux en être ! Je veux marcher avec les Barbies ! Et là, je le vois (et jel’entends). Sa pancarte bleue, les écritures jaunes, les ballons rouges, pas de doute.Le char de « Gouines comme un camion » est entouré d’une petite armée de fillesaux teeshirts gris siglés du slogan qui résonne partout dans la communauté LGBTdepuis quelques mois. Un service de sécurité qui se secoue sur un son qui emportetout. Les pauvres ont du travail, le char est victime de son succès.

Le camion a beau être parmi les derniers, un nombre de filles incroyable hurle surson passage, danse à ses côtés, adresse des signes aux DJ (Chloé, Jennifer Cardiniet Rag) en hauteur. Si le char de Gouines comme un camion n’est pas le seulestampillé du tampon « lesbien », il semble être celui dont l’image colle la plus aux16-35 ans.

Sur le char, c’est l’euphorie ! Tout le monde tente de se hisser –même quelquesgarçons envoutés par l’ambiance survoltée- afin de profiter de cette belleatmosphère. De celle qui fait frissonner. Toutes réunies pour danser, se retrouverdans les rires mais aussi pour rappeler qu’en 2012, l’égalité n’attend pas (plus ?). L’effervescence ne manque pas de gagner les journalistes qui se sont fait l’échodu « char lesbien ». Celui qui a renouvelé l’image de la Gouine. Comme un camionou autre.

Deux heures et demi plus tard, place de la Bastille je descends du char, sourireaux lèvres. Déjà ?! Bon alors, les filles, en 2013, qui sautillera bague au doigt sur lecamion ?
A bon entendeur…

Angie

Photos: Cyprien Vial

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