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Assistanat sexuel : Qu’est ce qu’on fait des homos’ ?

Dans Hasta La Vista, film belge de Geoffrey Enthoven, sorti le 7 mars dernier, trois jeunes handicapés physiques vont tout mettre en œuvre pour rejoindre par leurs propres moyens, l’Espagne. L’amour du voyage et le goût de l’aventure de façon autonome ? Non, un périple vers la fin de leur virginité. A cause de leurs problèmes de santé, aucun d’entre eux n’a encore pu goûter aux plaisirs de la chair. Mais l’un d’entre eux a trouvé un club, espagnol donc, dans lequel de jeunes femmes s’occupent de résoudre ce type de problème.

Interdit en France, car considéré comme de la prostitution (malgré des tentatives telles que l’association CH(S)OSE), l’assistanat sexuel consiste à donner du plaisir à ceux qui ne peuvent en recevoir. Une situation qui est souvent sans rapport avec leurs capacités physiques (appréciant comme tout à chacun le plaisir, la tendresse et ayant des orgasmes) mais simplement à la difficulté de faires des rencontres, par manque d’indépendance ou par rejet des autres d’avoir une quelconque relation amoureuse avec un handicapé. Les assistants sexuels ont été créés pour répondre à cette demande. De simples caresses au corps-à-corps, ils les aident à supporter un quotidien souvent très lourd.

Malgré cette interdiction, un homme avait toutefois témoigné en 2010 dans Le Parisien expliquant être le seul « aidant sexuel » de France. En Suisse, l’association Sexualités Et Handicaps Pluriels (SEHP) offre des formations pour ceux et celles qui souhaiteraient pratiquer cette activité. La directrice avait expliqué à LEXPRESS.fr que le cadre juridique de la France n’était pas adapté à ce type de pratique puisqu’en Suisse, la prostitution est légale…

Le cadre théorique de la chose installée, il me semble que certains points de détail échappent à la situation : Quid de l’homosexualité ?
Si Pascal, l’homme qui témoignait dans Le Parisien, avait affirmé s’occuper de manière indifférenciée d’hommes et de femmes (sans pratiquer ni fellation, ni pénétration), qu’en est-il dans les autres pays où le statut d’assistant sexuel a une reconnaissance légale ? Sur les sites des associations aucune précision n’est faite à ce sujet.

Que fait-on des ces handicapé(e)s gays ou lesbiennes ? Certains qui ne peuvent que s’exprimer avec difficulté sont-ils contraints d’avoir du plaisir avec une personne de l’autre sexe ? Comment percevoir les envies de chacun ? Avant de légaliser l’assistanat sexuel en France, peut-être que la question même de l’orientation sexuelle de ces personnes devrait être posée.

Angie

Angie

Caution bisexuelle de BBX, Angie écrit sur le cinéma et les arts. Mais en vrai, elle aime surtout les paillettes et les sequins dorés. Twitter : @angelinaguiboud

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One Comment

  1. Angie says:

    Petite coquille : “la difficulté de faires des rencontres”. Deuxième paragraphe, quatrième ligne.

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