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LES LESBIENNES AU PLUS HAUT NIVEAU

A l’occasion de la coupe du monde de football féminin qui se déroulait en Allemagne en juillet 2011, certains médias en ont profité pour faire rejaillir l’éternel débat : l’homosexualité dans le foot féminin.

Au delà des commentaires sportifs à deux balles (jeu de mot !) qu’on a pu entendre un peu partout de la part des spécialistes du foot ou au café du coin et que je vous résumerai ainsi : « c’est que ça joue pas mal au ballon pour des gonzesses ! » « et en plus elles sont bonnes ( à interpréter dans les deux sens du terme évidemment !) »

Et oui je ne vous l’apprendrai pas ; nous vivons dans une société machiste !

Malgré tout, le phénomène du foot au féminin commence à prendre de l’ampleur et tous les médias le reconnaissent, nos bleues nous ont offert un spectacle de toute beauté.

En dehors du terrain, le foot féminin fait également parler de lui autour de la question : il y’a t-il des lesbiennes au plus haut niveau ?

Le débat semble au point mort chez leurs homologues masculins mais chez les femmes les langues semblent se délier  peu à peu.

D’après Tanja Walter-Ahrens sociologue et ancienne joueuse dans le championnat allemand, les femmes pourraient certainement jouer un rôle de pionnières, ca fait longtemps (en Allemagne) qu’elles ont abordé la question de l’homosexualité au sein des équipes. Les hommes pourraient en prendre de la graine et suivre leur exemple, ce serait bénéfique pour tout le monde.

En France,  une figure importante de foot féminin, l’ancienne capitaine Marinette Pichon a fait dans le passé son coming out. Mais chez nous, les sportives professionnelles restent peu nombreuses à franchir ce cap. La plus connue est bien sur Amélie Mauresmo qui dès l’âge de 19ans l’a annoncé, essuyant par la suite les propos outrageants d’une certaine Martina Hingis qui déclara “ De toute façon, elle vit avec une fille, donc c’est la moitié d’un homme “.

La triathlète, ancienne championne de France, Carole Péon  et la libero de l’équipe de France de Volley-ball, Marielle Bousquet sont  également ouvertement lesbiennes. Cette dernière était notamment la marraine de la 8e édition du tournoi international de Paris, l’évènement multisports LGBT le plus important en France qui s’est déroulé en juin.

D’après le directeur de la communication de la fédération française de football, « les fédérations évitent de parler de la présence des lesbiennes dans le sport, parce que cela pourrait affecter les relations publiques, les commanditaires, le recrutement et l’image des femmes dans le sport. »

Alors la faute à qui ? Aux sponsors en premier lieu qui veulent  que la féminité des sportives soit exaltée pour que le mâle sportif du dimanche devant sa télé ne se sente pas menacé dans sa virilité primaire.

Certes les mentalités évoluent et les bruits de vestiaires vont certainement avoir des échos sur la place publique. Les personnalités sportives ont elles aussi un rôle à jouer dans la lutte contre les discriminations et les valeurs véhiculées par le sport sont un excellent moteur pour la cause LGBT.

 

Isa
sources : L’Equipe, Têtu, Le figaro, Arte

 

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